ENTRETIEN AVEC BERNARD TAVERNE, ARCHITECTE DU 10KM DE GRIGNON / 01-04-12

C’est à compter de 2007 que Bernard Taverne devient président de l’Endurance Grignon qu’il a rallié trois ans auparavant. Cette association avait vu le jour en 1999 par des joggers du dimanche officiant alors à Pechiney Ugine Kuhlman, Vincent Loffredo étant leur premier de cordée.
Puis l’année suivante, elle met sur pied, un 10km sur Grignon, commune de 2000 âmes connectée à la Cité Olympique par le Pont Albertin. Et c’est en 2004 que l’épreuve acquiert le label régional de la Fédération Française d’Athlétisme (FFA), en partenariat avec l’Union Olympique Albertville Tarentaise (UOAT) qui nous appuie sur le plan administratif et double le chronométrage.
Aujourd’hui, l’Endurance Grignon est une des forces vives du bassin albertvillois, comme l’atteste le nombre grandissant d’adhérents (107 cette saison contre 88 en 2011).
Bernard Taverne est un véritable Ch’ti pour être né le 19 janvier 1948 à Ferrière-la-Grande, petite ville d’un peu plus de 5000 habitants, située près de Maubeuge dans le sud du département du Nord. Il a d’abord été un routier, preuve en est ses records sur les courses référentielles :
– 2h58’26 sur marathon (Rouen en Seine-Maritime en 1992), un des trente-huit qu’il a disputés et achevés !
– 1h18’30 sur semi-marathon (Phalempin dans le Nord en 1992).
– 37’10 sur 10km (Houplines dans le Nord en 1993).
Puis son arrivée en 1998 en Savoie coïncide avec son irruption dans le landerneau du trail qui le voit cavaler sur des distances éclectiques, du court à l’ultra. On a ainsi pu l’observer sur ces parcours de légende que sont :
– Grand Raid de la Réunion en 2005 : 1273e et 146e V2 en 55h13’06.
– CCC en 2006 : 424e et 59e V2 en 19h22’53.
– UTMB en 2007 : 899 et 143 V2 en 41h11’55.
Depuis 2004, date de son retrait de la vie active après avoir été directeur de la poste dans la sous-préfecture albertvilloise, il peut assouvir encore davantage sa flamme pour son sport favori.
Le natif de la Vallée de la Sambre, la région de Maubeuge en l’occurrence, a bien voulu satisfaire quelques-unes de nos interrogations concernant le 10km de Grignon qui aura lieu le dimanche 1er avril. Au demeurant, ce sera le premier rendez-vous 2012 du 10km dans les Savoie avec Thonon-les-Bains, suite à la défection de Chambéry qui devait se tenir le 25 mars.
FV

Question de FV : Alors Bernard, quel est ton sentiment à propos du renoncement de Chambéry ?
Réponse de Bernard Taverne : Une très grande surprise au vu d’une organisation concoctée par l’un des plus grands clubs rhônalpins en terme d’effectif. Maintenant, il est hors de question de me réjouir de cette situation qui incontestablement traduit le reflux tant des courses sur route que du volontariat. Oui, nous devons savoir raison gardée, d’autant plus que si nous ne dénichons pas promptement les parades adéquates, nous pourrions à notre tour être touchés par ce contexte hostile, d’ailleurs peut-être dès cette année !
Loin de là donc de faire mienne cette maxime qui veut que le bonheur des uns fait le malheur des autres.

Question de FV : Comment te sens-tu à moins d’une semaine du jour fatidique ?
Réponse de Bernard : Extrêmement inquiet ! En effet, une trentaine d’inscriptions seulement nous sont parvenues contre une centaine au même moment en 2011. Un gouffre abyssal ! Même si je ne veux pas broyer du noir, la tâche s’annonce extrêmement ardue pour annihiler le record de participation, accompli l’année dernière avec quelques 205 engagés dont 192 classés.

Question de FV : Si jamais l’échec est au rendez-vous, crains-tu un budget déficitaire ?
Réponse de Bernard : De ce côté-là, il n’y a pas à s’alarmer, tous les frais étant couverts par nos trente-quatre partenaires dont deux novices.

Question de FV : Devant cette désaffection initiale, quel est l’état d’esprit prévalant au sein d’Endurance Grignon, maîtresse d’œuvre de ce 10km ?
Réponse de Bernard : Nous sommes tous sur le pont et jusqu’à l’ultime seconde, nous ne lâcherons rien, soutenus fermement par l’UOAT.
Mais quelle que soit la foultitude, mon association qui regroupe des férus de course à pied, se démultipliera pour accueillir nos amis coureurs dans les meilleures conditions possibles. Et nous continuerons à concilier plaisir et labeur, faisant ainsi nôtre cet adage : « être sérieux sans se prendre au sérieux ».

Question de FV : Mais pourquoi cette réticence à venir en 2012 à Grignon alors que le précédent cru avait rencontré une authentique dynamique en dépit de la présence du 10km de Chambéry une semaine auparavant ?
Réponse de Bernard : Je pense que les Championnats de France de 10km qui ont lieu le même jour à Roanne dans la Loire, c’est-à-dire dans notre propre région, constituent une redoutable concurrence, drainant ainsi une flopée d’athlètes élitaires des Pays de Savoie. En 2011, ils s’étaient également disputés en même temps que notre 10km mais dans les Vosges, à Vittel, ce qui avait eu moins d’impact pour nous.
Ensuite, après Cluses l’an passé, nous serons de nouveau confrontés avec l’un d’entre eux, cette fois-ci Thonon-les-Bains dont la rivalité peut nous être beaucoup plus dangereuse encore. Sa réputation n’est en effet plus à établir comme en témoigne son affluence habituellement supérieure à celle de Cluses.
En revanche, le Trail des Glaisins à Annecy-le-Vieux ne sera pas plus dangereux pour nous, le chiffre d’inscrits étant limité comme l’an dernier à 800.

Question de FV : Venons-en au calendrier des 10km des Deux Savoie. Pourquoi provoque-t-il ton courroux ?
Réponse de Bernard : Par la trop grande concomitance des épreuves alors qu’il n’en reste que huit après l’harakiri chambérien. Ainsi, comble de l’absurdité, trois 10km se concourront en une semaine : Grignon et Thonon-les-Bains le 1er avril, Cluses le 8. Sans omettre Saint-Jean-de-Maurienne et le Pays Rochois à sept jours d’intervalle, leurs échéances étant respectivement les 14 et 21 octobre.

Question de FV : Cette navrante situation a-t-elle toujours perduré ?
Réponse de Bernard : Pas le moins du monde ! Jadis, il n’y avait dans le calendrier que Thonon-les-Bains qui était proche de nous, anticipant en effet Grignon d’une semaine. Mais depuis trois ans, tout a basculé dans le mauvais sens avec l’irruption de deux autres 10km, de quoi perdre son latin…
Pour partie à l’origine de cette anarchie, c’est le transfert en 2009 du 10km de Chambéry, délaissant mai pour l’ultime week-end de mars occupé jusqu’alors par Thonon-les-Bains, ce qui incitait celui-ci à opter l’année suivante pour le premier dimanche d’avril, le… nôtre en l’occurrence ! La coupe sera pleine lorsque Cluses qui se tenait fin avril ou en mai s’est transposé en 2011 à l’entame d’… avril, choisissant une date identique à la nôtre (3 avril). Cette année, il s’est opportunément décalé une semaine après Grignon (8 avril), ce qui m’a poussé à féliciter chaudement leurs chevilles ouvrières, même si de mon point de vue les deux événements demeurent par trop rapprochés.

Question de FV : On te sent en colère…
Réponse de Bernard : On le serait à moins ! On doit déjà parer à un calendrier passablement encombré par la kyrielle de trails. Alors surtout, en tant que chefs d’orchestre du 10km, ne nous mettons pas les bâtons dans les roues en nous livrant à des guerres picrocholines ! D’une espèce qui devrait être protégée, nous pourrions bien devenir alors une espèce en voie de disparition si l’on s’entête sur cette voie, celle du chacun pour soi et non du chacun pour tous.

Question de FV : Quelle serait alors la solution pour que les divers 10km trouvent leur compte ?
Réponse de Bernard : Incontestablement, il y a de la place pour tout le monde, qui plus est à huit ou à neuf, même si chacun d’entre-nous, à l’exception de Thônes en juillet, cherche à se positionner en dehors de la chaleur estivale pour répondre aux exigences des athlètes, élitaires comme sans-grades, accourus pour bonifier leurs chronos. Pour cela, il suffit de finaliser de conserve un calendrier cohérent, bref d’échanger étroitement en amont et non plus d’accaparer un week-end de façon unilatérale.

Question de FV : Des nouveautés jalonneront-elles ce 13ème millésime ?
Réponse de Bernard : Oui, au nombre de trois. La première est la rénovation du tracé sur 300m, sillonné à deux reprises, précisément 800m après le départ puis au 4ème km. Je profite de l’occasion pour dire que l’opus 2013 verra une portion du parcours, actuellement dégradé, substitué par un magnifique revêtement, et ce sur 1000m de piste cyclable le long de l’Isère entre le km1,3 et le km2,3. De quoi raffermir encore davantage son caractère roulant.
Autre innovation, l’appellation dévolue à notre manifestation, l’expression « La Course du Printemps » se greffant au 10km de Grignon. Ainsi, nous avons ajouté quelque chose de plus fun qui donne l’envie de se déplacer sans irriter la commune avec qui nous entretenons d’excellents rapports en sauvegardant le nom de Grignon.
Par ailleurs, l’avènement en 2011 du tarif préférentiel pour les adhérents du site Web « Courir en Pays de Savoie », géré par Joël Pellicier, est maintenu, le montant s’élevant à six euros au lieu de huit avant le 31 mars et dix le jour J.
De même, est préservée la prime aux records, jaillie l’an dernier sous forme de deux bons d’achat de 100 euros, à parité entre hommes et femmes. Pour les acquérir, il faudra descendre sous les 30’53 chez les garçons et 37’46 chez les filles.

Question de FV : Revenons sur la nouvelle dénomination de ton événement. Pourquoi avoir agi de la sorte ?
Réponse de Bernard : Apparemment, ce changement de nom semble anecdotique mais en vérité pas tant que cela. Qu’évoque Grignon pour la plupart des athlètes en Rhône-Alpes ? Pas grand-chose assurément, et ce préjugé négatif pour l’appellation de notre 10km n’est pas à prendre à la légère si l’on souhaite densifier un peu plus le peloton. Inversement, ne nous leurrons pas, l’expression dénichée ne sera pas le sésame qui va définitivement régler le problème de l’affluence.

Question de FV : Pourquoi ne pas avoir emprunté le vocable olympique ?
Réponse de Bernard : C’était impossible, ce mot magique n’étant autorisé que très parcimonieusement, soumis en effet à de drastiques contrôles. En réalité, c’est une marque déposée et protégée.

Question de FV : Et une connotation géographique ?
Réponse de Bernard : C’est un euphémisme de dire que ce n’est pas aisé à dégoter ! La Combe de Savoie est un espace à trop faible notoriété pour être utilisé. Et puis ce ne serait qu’un ajout car il n’est pas envisageable une seule seconde, comme je l’ai déjà souligné, d’occulter Grignon qui n’est rien de moins que la commune ayant l’honneur d’accueillir notre manifestation. Mais le débat n’est pas clos et je suis ouvert à toute proposition.

Question de FV : L’édition 2011 a-t-elle répondu à ton attente ?
Réponse de Bernard : Oh que oui, et doublement même, puisque tous les records ont été battus, aussi bien en terme de participation que de performances.
Pour la première fois, nous avons enfin franchi la barrière symbolique des 200 inscrits, 205 exactement (pour 192 classés), ce qui constitue une réelle progression au regard des autres millésimes où nous faisions que du surplace comme le révèlent les statistiques suivantes : 169 arrivants en 2007, 157 en 2008, 160 en 2009 et 170 en 2010. Maintenant, nous sommes en droit d’attendre beaucoup mieux encore, étant donné les multiples bonus offerts par notre manifestation : coût d’inscription modique et inchangé depuis 2009 (rarissime !), période favorable, prime aux records, profusion d’images (photos et vidéo) immortalisant l’épreuve, salle fonctionnelle, singulière platitude du parcours.

Question de FV : Et les prouesses sportives ?
Réponse de Bernard : Les chiffres parlent d’eux-mêmes !
En abattant de 50’’ le temps étalon détenu par Gilles Segris depuis 2010, Hakim Merzougui, une des icônes de l’Athlétique Sport Aixois (ASA), a réalisé en 30’53 le cinquième meilleur chrono en 2011 sur les neuf 10km des Deux Savoie. Un exploit qui fait de Grignon le troisième 10km le plus rapide des deux départements savoyards, et ce après Annecy (29’04) et Annemasse (30’00), les deux temps étant l’œuvre du Burundais Willy Nduwimana.
Deux autres lièvres descendent sous le seuil des 32’, à savoir Gilles Segris (Teams Hoka et Technicien du Sport Seynod) en 31’57, et Abdelghani Ghammit (ASA) en 31’58. Soit trois coureurs sous les 32 contre deux en 2010.
Chez la gent féminine, la lauréate Virginie Lemay (Athlé Saint-Julien 74) échoue, pour 6’’ seulement, à être l’auteur de la nouvelle marque : 37’51 contre 37’46 pour Patricia Serda en 2009. Au total, quatre filles figurent sous les 40’ contre deux en 2010. Outre Lemay, les autres faits d’armes sont ceux des duettistes de l’UOAT, Patricia Serda en 38’20 et Céline Jeannier en 39’02, enfin celui de la quinquagénaire Joëlle Abello (ASA) en 39’15.
Pour conclure sur ce chapitre, 85 compétiteurs se placent sous les 40’ et 131 sous les 46’ contre respectivement 63 et 104 en 2010.
Assurément, un cru qui restera dans les annales !

Question de FV : Comment expliques-tu cette myriade de prouesses ?
Réponse de Bernard : Essentiellement par le nouveau tracé, finalisé en 2008 par un connaisseur devant l’éternel, Joël Pellicier bien sûr. Parcours plus véloce, plus nerveux, plus ramassé, avec un minimum de virages trop prononcés occasionnant de préjudiciables relances. Et intégralement bitumé au contraire de l’ancien qui, ne l’oublions pas, englobait des portions nature entravant la moindre performance.

Question de FV : Une autre cause suscitant ces chronos ?
Réponse de Bernard : La réputation du caractère extrêmement roulant de ce 10km commence enfin à essaimer au-delà de la Savoie, avec la présence en 2010 et 2011 d’une belle délégation iséroise, notamment de l’Entente Athlétique Grenoble 38. Et l’année passée, c’est l’ASA qui a débarqué pour la première fois en force avec son leader Hakim Merzougui.

Question de FV : En dehors des volets participatif et sportif, l’opus 2011 a-t-il généré d’autres motifs de satisfaction ?
Réponse de Bernard : La salle polyvalente, épicentre de cette compétition, a donné entièrement satisfaction de par son cadre chaleureux, confortable, personnalisé, aux antipodes de l’obsolète hangar localisé sur la base de loisirs en service jusqu’en 2007. Une réception qui était alors indigne d’une course labellisée du sceau dela FFA.
Et je ne peux mettre sous le boisseau le rôle majeur joué par la multitude de photographes, en particulier Joël Pellicier. En plus de la conception de l’itinéraire, celui-ci aura effectivement accompli le tour de force de filmer chacun des concurrents, du lauréat au serre-file, sans se soucier comme trop souvent de la seule minuscule élite. Et dépassant l’entendement, en prenant alternativement des clichés ! Proprement ébouriffant ! Franchement, je ne connais personne dans le domaine de la course à pied de plus passionné et généreux que lui !

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Propos recueillis par François Vanlaton pour le compte du site Web « Culture Athlé », en date du mercredi 28 mars 2012 :
http://culture-athle.com/actualites/regional/136-10km-grignon-savoie


PALMARES DU 10KM DE GRIGNON :

Ancien parcours :

2000 :
– Résultats introuvables !

2001 :
– Résultats introuvables !

2002 :
– Joël Pellicier (AS de Course à Pied VEO 2000 La Plagne) en 33’03.
– Patricia Serda en 40’41.

2003 :
– Joël Pellicier (AS de Course à Pied VEO 2000 La Plagne) en 33’24.
– Nathalie Peillex en 39’32.

9 mai 2004 (162 classés dont 38 femmes) :
– Marc Maroud (AS de Course à Pied VEO 2000 La Plagne) en 33’09.
– Patricia Serda (AS de Course à Pied VEO 2000 La Plagne), 29ème au scratch, en 38’07.

17 avril 2005 :
– Course annulée en raison d’une couche de neige épaisse de 30cm.

7 mai 2006 (116 classés dont 20 femmes) :
– Ouaid Bouchelaghem (Athlétique Sport Aixois) en 32’35, record de l’ancien parcours.
– Nathalie Peillex (Team Sport 2000 Saint-Alban-Leysse), 24ème au scratch, en 38’43.

1er avril 2007 (169 classés dont 37 femmes) :
– Joël Pellicier (AS de Course à Pied VEO 2000 La Plagne) en 33’25.
– Elise Rouchy (Espérance Favergienne), 30ème au scratch, en 37’18, record de l’épreuve.

Nouveau parcours :

6 avril 2008 (157 classés dont 23 femmes) :
– Jérôme Poussines (Bourg-Saint-Maurice) en 32’31.
– Joëlle Abello (Athlétique Sport Aixois), 36ème au scratch, en 38’18.

5 avril 2009 (160 classés dont 26 femmes) :
– Ouaid Bouchelaghem (Annecy Haute-Savoie Athlétisme) en 32’20.
– Patricia Serda (Union Olymique Albertville Tarentaise), 37ème au scratch, en 37’46, record du nouveau parcours.

11 avril 2010 (170 classés dont 34 femmes) :
– Gilles Segris (Sport Détente des Amis de l’Ecole d’Aix-en-Othe et Team Technicien du Sport Seynod) en 31’43.
– Nathalie Peillex (Team Sport 2000 Saint-Alban-Leysse), 53ème au scratch, en 39’08.

3 avril 2011 (192 classés dont 34 femmes) :
– Hakim Merzougui (Athlétique Sport Aixois) en 30’53, record de l’épreuve.
– Virginie Lemay (Athlé Saint-Julien 74), 44ème au scratch, en 37’51.


INFOS PRATIQUES DU 10KM DE GRIGNON DU DIMANCHE 1ER AVRIL 2012 :

Départs :
Lieu :
salle polyvalente à Grignon.
Horaires :
– Adultes et cadets :
10h.
 Enfants (épreuves dénommées Galopades) : 11h15.

Site Internet de l’Endurance Grignon : http://club.sportsregions.fr/endurancegrignon

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