« LES DOUZE TRAVAUX » D’ALINE CAMBOULIVES AU SEIN DU TEAM NEW BALANCE !

A n’en pas douter, le récent transfert d’Aline Camboulives au sein du Team New Balance constitue d’ores et déjà l’un des moments forts du mercato.

Même si la décision n’a pas été facile à prendre, Aline Camboulives n’aura pas hésité bien longtemps pour rallier l’illustre Team New Balance. Contactée quelques jours avant Noël par son directeur sportif, le charismatique Jack Peyrard, elle franchissait le Rubicon dès le 26 décembre, paraphant un contrat d’un an.
Pour New Balance, il s’agissait du deuxième renfort de poids après celui du Jurassien Nicolas Pianet, transfuge du Team Scott Odlo Les Saisies et double lauréat du Marathon du Mont-Blanc en 2010-2011, qui compensait ainsi le départ de l’Altiligérien Julien Rancon pour Adidas.
Quant à Aline, elle traduisait immédiatement ses sentiments : « Je m’ouvre la porte et en même temps j’ouvre la porte à ceux qui vont partager ma vie sportive ». Non sans appréhension toutefois, ajoutait-t-elle aussitôt : « Jusqu’à maintenant, je galopais quasiment sans contrainte et sans pression, mes managers, tant Gérard Brouard pour l’Athlé Saint-Julien 74 que Roland Zede pour le Team Sport 2000 Pays Rochois, me concédant une liberté sans équivalent. Ce sera peut-être moins le cas désormais mais le jeu en vaut quand même la chandelle ! »
C’est qu’elle n’ignore pas en effet les substantiels avantages qui lui seront consentis dont des primes sur certaines compétitions, avantages qui ne font en vérité que refléter ses remarquables qualités athlétiques et son prestigieux palmarès qu’elle n’aura jamais cessé de féconder à compter de 2007.
Parmi la kyrielle de prouesses accomplies l’an passé, on ne manquera pas de relever ses deux titres de championne de France, l’un en course de montagne, l’autre, et pour la deuxième année consécutive, en marathon. Son triomphe à Sierre-Zinal est tout autant à mettre en exergue. De même, soulignons aussi ses performances de choix sur les marathons de montagne (2ème à Zermatt, 4ème à la Jungfrau) ainsi qu’au Bélier (record de l’épreuve en 2h07’11).
Pensionnaire du Team Mermillod Triathlon, elle aura brillé parallèlement en duathlon, faisant tomber dans son escarcelle celui de L’Alpe-d’Huez (18ème au scratch).

Un calendrier haut de gamme
Si l’ex-cycliste semi-professionnelle donne une vigoureuse impulsion à sa carrière, c’est qu’elle sait également que le temps lui est dorénavant compté, incorporant en effet cette année la catégorie V1 (elle est née en effet le 13 juillet 1973).
De même, sa nouvelle structure est à la hauteur des ambitions qu’elle affiche cette saison, son planning comprenant pas moins de 12 courses de renom où la concurrence s’annonce féroce. On y déniche entre autres :
– Le Semi Marathon de Bourg-en-Bresse (9 mars), servant de préparation pour l’échéance suivante.
– Le Marathon de Paris (7 avril) où elle avait porté sa marque personnelle à 2h37’19 en 2008.
– Le Semi-Marathon Nature du Challenge Charles et Alice Drôme et Nature (12 mai).
– Les Championnats de France des courses en montagne dans le cadre de la Montée du Grand Ballon (2 juin).
– Le Zermatt Marathon (6 juillet).
– Sierre-Zinal (11 août).
– Le Bélier (25 août).
– Le Jungfrau Marathon (7 septembre).
En dehors du Semi-Marathon Nature se tenant à Crest dans la Drôme, dont le partenaire n’est autre que New Balance et dont le temps étalon est sa propriété depuis 2007 (en 1h45’12), c’est elle-même qui aura concocté son programme, fidèle à sa personnalité farouchement indépendante. Un programme établi en synergie avec son coach, en place depuis le 26 août 2012, le Favergien Jean-Louis Bal, qui par ses connaissances, sa vista et son désintéressement, apparaît de plus en incontournable dans le landerneau de la course nature.
L’hétérogénéité de cette gageure est manifeste, Aline alternant l’asphalte avec la montagne, avec à chaque fois des formats très variés.

Templiers : « that is the question »…
En apparence, ces « Douze Travaux » s’apparentent à bien des égards à ceux des deux dernières années si on excepte néanmoins son absence sur les Championnats de France de marathon qu’elle honorait depuis 2010. Et pour cause, leur date, le 27 octobre à Toulouse, coïncidant avec la Grande Course des Templiers qu’elle espère bien honorer, au demeurant sur les terres ancestrales de sa famille paternelle.
N’empêche, elle n’ignore pas qu’elle n’est pas à son avantage sur les parcours hyper-techniques, singulièrement dans les descentes qu’elle redoute, ne cessant de se retenir à cause du souvenir d’une terrible chute en vélo en 2003, précisément en dévalant, ce qui provoqua une fracture de la tête fémorale. Aussi, elle se testera au préalable sur une compétition de même acabit, à savoir le trail longue distance. Au cas où l’essai ne serait pas concluant, elle se rabattra alors sur la route avec les célèbres épreuves que sont la Classique Internationale Marseille-Cassis (27 octobre) et le Marathon de La Rochelle (24 novembre).
Pareillement, elle pourrait étrenner le km vertical où l’envie de titiller les spécialistes, aussi bien Christel Dewalle, sa camarade du Team Sport 2000 Pays Rochois recordwoman mondiale, qu’Axelle Mollaret ou Céline Lafaye, ne serait pas pour lui déplaire.

Haut-savoyarde de coeur
Sinon, on devrait encore voir son minois, en particulier sur les Championnats de France des 10km à Cabriès (13 avril) et la Grimpée du Laudon à Saint-Jorioz (1er mai) où elle opérerait à domicile. Le rendez-vous national de Cabriès, s’il se concrétisait, pourrait en surprendre plus d’un, intervenant six jours seulement après le Marathon International de Paris. En réalité, il est justement conditionné par un exploit de sa part sur le 42km, exploit occasionnant, comme bien souvent, un bref moment d’euphorie qui du coup pourrait lui être profitable.
Faisant ses adieux à son équipementier Brooks, Aline a tenu à lui rendre hommage en revêtant pour la dernière fois, avec l’aval de New Balance, un maillot frappé de son nom lors de la Prom’Classic, le 10km le plus populaire de France concouru le 6 janvier dernier à Nice et bénéficiant du label international. Un 10km qui se soldera par sa place de dauphine mais surtout par son nouveau temps référence sur cette distance, porté à 34’56, et qui ne peut que conforter Jack Peyrard de l’avoir recrutée.
Si elle tire sa révérence avec la marque américaine, en revanche elle demeurera, toujours avec l’accord de New Balance, au sein de cette grande famille qu’est le Team Sport 2000 Pays Rochois. Une nouvelle qui ne peut que la combler, ayant tissé d’indéfectibles liens d’amitié avec cette personnalité profondément humaine, en l’occurrence Roland Zede, sans oublier bon nombre de ses coéquipiers.
Quant à l’Athlé Saint-Julien 74, son premier club FFA qu’elle fréquente depuis octobre 2011 après un passage entre décembre 2006 et août 2008, elle y reste profondément attachée. Mais rien ne dit qu’elle en fera cependant encore partie en septembre prochain…

François Vanlaton pour le compte également du site web « Trails Endurance Mag », en date du mercredi 16 janvier 2013 :
http://www.endurance-mag.com/actus/trail/les-12-travaux-daline-camboulives-chez-new-balance/


DU VELO A LA COURSE A PIED

L’irruption d’Aline Camboulives dans le Team New Balance consacre une éblouissante carrière, pourtant entamée sur le tard et qui plus est fortuitement. Petit retour en arrière sur ses prémices en course à pied.   

Née le 13 juillet 1973 à Valence de père aveyronnais et de mère ardéchoise, Aline Camboulives aura baigné sans discontinuer dans le sport. Influencée par son paternel, lui-même sportif, elle s’adonnera pêle-mêle aux joies du tennis, de la randonnée et du ski. Par la suite, elle intégrera le cénacle élitaire du cyclisme, et ce durant plus de dix ans. En tant que semi-professionnelle, elle tint ainsi la dragée haute à Jeannie Longo, Edwige Pitel et autre Maryline Salvetat sur les championnats nationaux ou le Tour de France, portant la tunique de l’escouade tricolore pendant de nombreuses saisons.
2003 sera une année charnière. Le 19 juin, à l’occasion de l’avant-dernière étape du Tour de la Drôme où elle pointait au général en 3ème position, soit le faîte chez les Françaises, elle chuta lourdement dans l’ultime descente, ce qui engendrera une fracture de la tête fémorale lui imposant six mois de rééducation.

Coup de foudre !
Au terme de cette douloureuse période, elle étrennera ses running afin de reprendre en douceur sa vie sportive. Le déclic fut alors immédiat, affirmant haut et fort : « De suite, j’ai aimé ce sport ».
En dépit du retour sur la selle, cette Haut-Savoyarde d’adoption avait déjà fait son choix : celui de la course à pied.
C’est en 2006 qu’elle troque définitivement la petite reine contre une paire de baskets. Les prouesses ne se font pas attendre. Après avoir débuté sur la Grimpée du Laudon le 1er mai, elle est créditée d’un chrono de 38’15 pour son premier 10km, le 19 novembre à Annemasse. Aussi, cette excellente prestation l’incite à rallier très vite l’Athlé Saint-Julien 74 et sa prestigieuse section Elite, dénommée Team Falda. Elle endossera ainsi pour la première fois leurs couleurs à l’occasion de la Corrida de Saint-Inn’, un 7km concouru le 16 décembre où elle finira 6ème sur 229 arrivantes en 24’47.
2007 la verra prendre son envol. De manière fulgurante.
Le 17 juin à Cauterets, elle termine 3ème sur la course de sélection aux Championnats d’Europe de course en montagne, revêtant par ricochet le maillot frappé du coq. Cerise sur le gâteau, elle se permet le luxe de devancer de 26’’ sa coéquipière Patricia Farget, 4ème, qui fut notamment championne de France de la spécialité en 2003. Le 8 juillet aux Europe, disputés encore à Cauterets, elle se classera 14ème et 3ème Française. Objectif largement atteint pour celle qui s’assignait le top 20.
Toujours la même année et pour son premier marathon, le 14 octobre à Dunkerque, elle fait encore forte impression. Pour 1’43, elle manque de devenir championne de France, échouant au second rang derrière la Bretonne Béatrice Céveno. Et elle franchit la ligne en… 2h46’44 ! A vrai dire, on a connu des entames plus laborieuses.
Par la suite, elle va amplifier ses performances. Au premier rang desquelles figure son retentissant chrono de 2h37’19 au Marathon de Paris, le 6 avril 2008, qui presque cinq ans plus tard demeure encore sa marque personnelle en dépit de trois autres disputés après coup dans le cadre des Championnats de France. Motif pour lequel elle retournera le 7 avril prochain dans la Ville Lumière afin de ranger ce record au rayon des souvenirs.

F.V.

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REPERES :

– Née le 13 juillet 1973 à Valence de père aveyronnais et de mère ardéchoise. Un secteur qu’elle quittera très vite pour la Haute-Savoie, son père, cheminot, partant bosser à Annemasse.
– 1m60 pour 43kg.
– Marié avec Sylvain Lavergne, né le 1er juillet 1974, affilié au Team Sport 2000 Pays Rochois ; une fille, Astrid, née le 11 janvier 2010.
– Réside à Saint-Jorioz sur la rive ouest du Lac d’Annecy. Dispose dans la Drôme d’un appartement situé dans une ancienne abbaye.
– Fondatrice et dirigeante de l’entreprise de nettoyage Lave’Net avec son époux, basée sur Annemasse.
– Sociétaire de l’Athlé Saint-Julien 74 à compter d’octobre 2011 ainsi que des Teams New Balance à compter de décembre 2012 et Sport 2000 Pays Rochois.


PALMARES 2012 :

– 1er avril, Championnats de France de 10km à Roanne : 35’32 (N3), record personnel. 15ème et 11ème senior.
– 15 avril, Semi-Marathon International du Lac d’Annecy : 1h16’57 (N2). 4ème et 4ème senior (31ème au scratch).
– 29 avril, 34km de l’Ardéchois : 1ère (14ème au scratch) en 3h22’13.
– 6 mai, Semi-Marathon de Genève : 1h15’49 (N2), records de l’épreuve, de la Haute-Savoie et personnel, 5ème performance française en 2012. 1ère (15ème au scratch).
– 13 mai, Montée Sallanches-Varan : 1ère (14ème au scratch) en 1h16’08, record de l’épreuve.
– 27 mai, Championnats de France de courses en montagne à Gap : 1ère en 52’28.
– 10 juin, 12,2km de la Salomon Bandol Classic : 1ère (15ème au scratch) en 49’01, record de l’épreuve.
– 17 juin, Montée du Ventoux : 2ème et 2ème senior (13ème au scratch) en 1h48’53.
– 7 juillet, Zermatt Marathon : 2ème et 1ère senior (10ème au scratch) en 3h33’39.
– 5 août, Thyon-Dixence : 3ème et 2ème senior (32ème au scratch) en 1h35’18.
– 12 août, Sierre-Zinal : 1ère (56ème au scratch) en 3h02’58, huitième chrono en 39 éditions, première victoire d’une Française depuis celle de Brigitte Eustache en 1994.
– 26 août, Bélier : 1ère (14ème au scratch) en 2h07’11, record de l’épreuve.
– 8 septembre, Jungfrau Marathon : 4ème et 4ème senior en 3h27’55.
– 7 octobre, Championnats de France de semi-marathon à Nancy : 1h15’51 (N2). 2ème et 2ème senior (6ème et 5ème senior en comptant l’épreuve open).
– 4 novembre, Championnats de France de marathon à Nice-Cannes : 2h38’49 (N1), 2ème performance française en 2012. 1ère (4ème et 4ème senior en comptant l’épreuve open).
– 17 novembre, Semi-Marathon du Beaujolais : 11ème et 6ème senior (251ème au scratch) en 1h35’58.
– 1er décembre, Escalade Elite : 22ème et 20ème senior en 16’52’1.
– 8 décembre, Corrida Internationale des Lumières : 3ème et 3ème senior en 20’30.
– 15 décembre, Corrida de Metz-Tessy : 2ème et 2ème senior en 15’17.


PALMARES 2013 :


– 6 janvier, Prom’Classic
 (10km international de Nice) : 34’56 (N2), record personnel. 2ème et 1ère V1 (157ème au scratch).


PHOTOS :

Elles m’ont été transmises par Aline Camboulives.

photo14ème édition de la Prom’Classic à Nice, 10km à label international, 6 janvier 2013.
Commençant l’année en fanfare, elle établira son nouveau temps référence sur cette distance, et ce en 34’56, effaçant l’ancien de 36’’. Dauphine de Christelle Daunay au scratch et lauréate V1, elle n’en sera pas moins déçue par son chrono, étant venue pour boucler la distance aux alentours de 34’30.
Après coup, elle expliquera cette petite désillusion par un départ totalement manqué. Ne figurant pas dans le sas Elite, elle devra en effet slalomer durant le premier km entre une flopée d’athlètes, y laissant indubitablement du jus. Le moral quelque peu en berne, elle baissera de régime sur les trois ultimes bornes pour devancer d’une infinitésimale seconde la Pas-de-Calaisienne Fanny Pruvost (Racing Club d’Arras Athlétisme) qu’elle précédait pourtant de 16’’ au km5 (17’02 contre 17’22).
Depuis, elle a hâte d’en recourir un le plus rapidement possible dans l’optique d’atteindre cette fois-ci les 34’30. Peut-être à Cannes le 24 février…

photo14ème édition de la Prom’Classic à Nice, 10km à label international, 6 janvier 2013.
Aline Camboulives en compagnie de son mari Sylvain Lavergne.
Elle porte ici un magnifique maillot tricolore spécialement conçu pour l’occasion par son époux qui le lui a offert à Noël. New Balance ayant donné son blanc-seing, y apparaissait pour la dernière fois l’équipementier Brooks, et ce au côté de son entreprise de nettoyage Lave’Net et du Team Sport 2000 Pays Rochois dont elle restera membre.
Notons que Sylvain finira 177ème et 26ème V1 en 35’22.

 

 

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