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PORTRAIT : LA RESILIENCE DE CAROLINE CHAVEROT / 1989-2014

CHRONIQUE D’UN PARCOURS HORS NORME

Après 2012 et sa mise sur orbite puis 2013 et sa mise en lumière, 2014 aura été, indubitablement, l’année de la résilience pour la Franco-Suissesse Caroline Chaverot, âgée de 38 ans. En effet, les coups du sort en cascade qu’elle a dû endurer (sérieux problèmes de santé, funeste abandon sur la Courmayeur-Champex-Chamonix (CCC) en raison d’une pénalité d’1h pour une double assistance prohibée) n’auront altéré en rien sa motivation, et par ricochet ses performances globales. Preuve en est sa victoire parfaitement maîtrisée, le 28 septembre dernier à Buis-les-Baronnies, aux Championnats de France de Trail.

Pour un coup d’essai, ce fut un coup de maître. Le 6 octobre 2013 à Gap, Caroline Chaverot, qui avait commencé à se faire un nom après avoir enlevé l’édition princeps du 80 km du Mont-Blanc, créait la sensation à l’occasion du 1er sommet national de trail en une seule journée. Elle parvenait en effet à endosser le costume de dauphine, et avec la manière s’il vous plaît, n’accusant en effet que 9’ de retard par rapport à Stéphanie Duc qui, quatre mois auparavant, la distançait pourtant de 35’ sur le Maratrail de Faverges.

Ceux qui doutaient encore de son niveau au regard de ses multiples succès engrangés, selon eux, sur des épreuves quasiment dénuées de concurrence en furent pour leurs frais : Caroline faisait bel et bien partie du gotha national.
Sa prouesse étant pourtant loin d’être évidente. Le parcours, exigeant par sa diversité, n’était pas vraiment à son avantage, en particulier sur les segments roulants où son manque criant de vitesse éclatait au grand jour. En outre, elle n’avait pas d’idée précise du tracé, et ce contrairement à certaines de ses émules qui l’avaient au préalable reconnu. Enfin, pour la première fois, elle découvrait la pression, à tel point qu’elle regrettait de ne pas s’être alignée, une semaine en arrière, aux Aiguilles Rouges qui lui auraient permis, selon elle, d’évacuer pendant un moment ces France.

L’apothéose des France
N’empêche, ses qualités de grimpeuse et, plus encore, de descendeuse, auront été de précieux atouts, à défaut d’entraîneur et d’expérience. Cette même expérience qui, un an plus tard, au cœur de la Drôme provençale, deviendra l’une de ses cartes maîtresses et lui permettra, adoubée désormais d’un préparateur en la personne de Pascal Balducci, d’accomplir un véritable sans-faute. Toujours prompte à battre sa coulpe à l’issue d’une compétition, et ce quelle que soit sa prestation, la native de Genève en sortira à la fois ravie et touchée : « L’irruption dans Buis puis l’arrivée victorieuse sur l’éclatant tapis rouge, où m’attendaient spectateurs, speaker et journalistes, ne pourront s’étioler de ma mémoire. Avec la soif et la fatigue, l’émotion était décuplée, d’autant plus que j’étais vraiment heureuse de ma course, sur laquelle je ne pensais pas avoir perdu du temps ou commis trop d’erreurs. Oui, assurément, l’une des plus belles étapes de ma carrière sportive ! »
Acquise après avoir avalé en 6h26 les 62 bornes et les 3150m de dénivelé, sa victoire fut nette et sans bavure. Pourtant, la rivalité était de mise, symbolisée au premier chef par les Savoyardes Maud Gobert, de retour sur le devant de la scène après une douloureuse année 2013, et Stéphanie Duc, championne en titre. Sans oublier la petite dernière qui monte, en l’occurrence la Vosgienne Sarah Vieuille. Les trois femmes n’en seront pas moins reléguées, respectivement à 17, 20 puis 25’. Mais plus que les écarts, c’est la manière avec laquelle elle a forgé son triomphe qui aura impressionné.
Tout s’est emballé très vite, la future lauréate ne quittant pas des yeux Maud qui avait pris les commandes ainsi que Stéphanie qui restait à ses côtés. Pourvu d’un moteur diesel, et donc accoutumée aux départs prudents, Caro lâchera du lest au bout de 2-3km, effrayée par un cardio s’élevant à 189 pulsations/mn. Du coup, elle se laissera à la fois distancer par la Mauriennaise et déposer par la Plagnarde, sans pour autant les perdre de vue. Mieux même, le différentiel avec ses deux adversaires se réduira comme peau de chagrin après le premier ravitaillement (km13, 1h20 de course) lorsqu’elle comprit qu’elle continuait à cavaler dans les montées alors que ses concurrentes semblaient marcher. A vrai dire, la descente sur Buis qui s’ensuivit, tantôt escarpée et technique, tantôt roulante et ludique, mettant un terme à la boucle initiale de 23km, constituera l’unique séquence où elle sera moins dominatrice dans sa gestion de course. N’empêche, au passage dans le village après 2h10 de cavalcade, elle ne concédera qu’1’30 au regard des deux fuyardes, qui plus est sur une portion trop peu montagneuse pour lui aller comme un gant.
Une portion à l’opposé des pentes de catastrophe émaillant la seconde boucle de 39km, qui provoqueront, sous une température caniculaire, le supplice des deux favoris du Team Adidas que sont Sébastien Speahler et Julien Rancon. Et concomitamment l’aisance de Caroline qui, bondissant en petites foulées, se fera un malin plaisir à dompter ces rampes, réfractaire à en subir la moindre de ses aspérités.
Sans autre forme de procès, l’affaire sera réglée dès le début de la première ascension, longue de 8km pour 800m de dénivelé. Grillant la politesse à Maud puis rapidement à Stéphanie, la prof d’histoire-géo ne les reverra plus. Craignant un retour de leur part, ignorant les écarts, elle sera cependant aux aguets, en particulier dans l’interminable et éprouvante descente terminale : « Au bout de 52 bornes, on commença franchement à dévaler. Je me suis dis qu’il était temps d’entamer le « sprint final », qu’il ne restait que 8km à descendre… et me voilà qui força comme une malade.
En vérité, c’est une dégringolade de 10km qui m’attendait, en plein cagnard, avec des coups de cul par-dessus le marché. Une chose est certaine, je n’avais pas la condition physique pour un « sprint final » de 10 bornes. Après 5km, ma situation tournait à la débandade alors que le village de Buis me semblait encore bien loin. En effet, je n’avais plus d’eau, mes mollets dangereusement proches de la tétanie, mes irritations sous les bras atroces, mon orteil droit en bouillie. Bref, la totale ! Le coup de grâce intervint lorsque, croyant entrer dans Buis (mon optimisme naturel me faisant espérer que l’organisation aurait pu mal mesurer le parcours et qu’il ne fasse « que » 58km), j’entendis une fille me crier : « Allez, il ne reste que 4,5km ! ». Argh ! »

Ressources et déficiences
En réalité, son sacre ne surprendra pas Pascal Balducci : « En dépit de l’échec de la CCC, survenu un mois auparavant, j’étais très confiant pour ces France. On s’est très vite remis au travail. En dix jours, Caroline avait surcompensé de la CCC. Sa forme évoluera rapidement : progrès réguliers à l’entraînement, variabilité de la fréquence cardiaque en hausse. Du coup, elle exprimera son plein potentiel à Buis. »
Un potentiel que le Bressan juge énorme : « Sans doute, l’un des meilleurs au niveau mondial, même s’il faut encore travailler sans brûler pour autant les étapes. Sa force, c’est une fraction de Vo2 max exceptionnelle, c’est à dire qu’elle est capable de garder une intensité d’effort très élevée pendant de nombreuses heures. Sinon, ses autres qualités sont : un mental d’acier,  l’absence de problèmes alimentaires, une bonne technique de descente, de la puissance en côte. Fin 2014 ou 2015, je testerai d’autres paramètres comme son économie de course, ses seuils… »
Balducci n’en omet pas pour autant ses points perfectibles : « Une VMA moyenne, et même faible par rapport à ses performances. Nous bossons là-dessus et ça progresse. Ses autres faiblesses sont : un manque de confiance en ses capacités, parfois un sentiment d’infériorité par rapport aux autres traileuses. Là aussi, nous oeuvrons sur la gestion émotionnelle. »

Une vie dans le sport
Dès son plus jeune âge, Caroline aura baigné dans le milieu sportif. Ses parents étaient des passionnés de randonnée pédestre alpine et, avec un frère et une sœur plus âgés qu’elle, Caro a très vite pris le pli. De ces sorties chez Dame Nature, elle en a encore des souvenirs plein la tête : « La montagne était sans cesse l’occasion de jouer : cavaler sur des névés, sur des pentes herbeuses ou caillouteuses, dévaler des pierriers, sauter depuis des rochers pour atterrir dans la neige, nager dans des lacs bien gelés ou boucler le plus grand nombre possible de tours du chalet pieds nus dans la neige. » Cela lui a rapidement donné l’amour de la montagne et l’envie de les escalader. Mais comme à l’époque, il n’y avait pas de clubs d’escalade, elle s’est finalement tournée vers le kayak. 
A ses débuts en 1989, il s’agissait surtout de partir en week-end, de descendre de belles et impétueuses rivières, d’allumer un grand feu, de dormir tous ensemble sous le grand tipi du moniteur. Dans un deuxième temps, l’envie lui est néanmoins venue de progresser. La native de Genève s’est donc naturellement tournée vers la compétition, optant pour le kayak slalom où elle revêtira les couleurs de l’équipe nationale suisse de 1992 à 1998. De sa flamme pour son premier sport, elle s’en explique aisément : « J’adorais cela, jouer avec l’eau, bosser la technique, chercher à atteindre l’esthétisme, à glisser, à ne jamais freiner son embarcation. L’engagement que ce sport demandait me prenait les tripes, puisque le bouillonnement de l’eau était parfois effrayant et qu’il fallait souvent se forcer pour s’engouffrer dans de terribles rouleaux. Inversement, c’était aussi un vrai plaisir de retrouver, à chaque Coupe du Monde, les kayakistes accourus de la planète entière avec qui on sympathisait facilement. » 
Cependant, malgré sa volonté de réussir, Caro se rend compte qu’elle n’est pas faite, physiologiquement et psychologiquement, pour ce sport explosif qui requiert vitesse et puissance, la plupart des manches de Coupe du Monde n’excédant pas les 2’, ce qui rendait souvent la moindre erreur fatale. 
A l’âge de 22 ans, et sur un coup de tête, la kayakiste tire sa révérence. Quasiment dans la semaine qui s’ensuit, elle s’envole pour l’Irlande, faisant le tour de l’île à vélo et en solitaire ! Elle tombe alors sous le charme de la petite reine : « Sans discontinuer, il n’a fait que pleuvoir, à tel point que j’ai éprouvé le sentiment de moisir, mes affaires étant gorgées d’eau. Malgré tout, j’ai été emballée, songeant sérieusement à me lancer dans les méga-voyages à vélo. »
Le coup de foudre est sans lendemain, Caro tombant presque aussitôt dans la marmite de l’escalade après avoir fait la connaissance de grimpeurs. Après le kayak, l’escalade devient sa deuxième grande passion qui lui permettra de croiser sur une falaise Luc, son futur mari. Aujourd’hui, elle ne peut cacher sa nostalgie : « Avec ma moitié, on s’était acheté un Jumpy, qu’on a aménagé pour pouvoir y manger et dormir. Aussi, on partait presque tous les week-ends grimper dans le sud. L’hiver, c’était parfois les cascades de glace. C’était vraiment de bons moments, jalonnés par de surprenantes rencontres. »
Au bout de quelques années, le jeune couple commence à se lasser d’un sport finalement assez « sédentaire », les tourtereaux passant leurs journées dans ou sous les falaises. Histoire de voir du pays, ils décident alors de se mettre au VTT.

Genèse d’une renversante aventure
C’est à cet instant là, en 2007, qu’elle se prend au jeu de la course à pied. Certes, elle avait toujours couru un peu mais c’était davantage une corvée qu’elle s’imposait plutôt qu’un vrai plaisir. Elle courait d’ailleurs plutôt lentement et mal, prenant les premières baskets qu’elle trouvait, tapant des pieds, etc.
Mais là, dans la belle forêt de la Mandallaz qui surplombe son domicile d’Allonzier-la-Caille, à deux pas du bassin annécien, elle se rend compte que courir peut être agréable, et décide du même coup de s’y mettre plus sérieusement. Pas pour longtemps cependant ! Un mois plus tard, elle apprend en effet qu’elle est enceinte après des années d’attente angoissante : «  Pour moi, il était désormais exclu de courir et donc de prendre le moindre risque de perdre mon rejeton. En conséquence, j’ai opté pour la marche en montagne, y compris après la naissance de ma fille Eve en août 2008. Mais deux ans après, Tom a suivi, et, lorsqu’il a eu 6 mois, j’attendais déjà le troisième enfant. Dans ces conditions, il n’était bien sûr plus question de sport. »
C’est durant sa troisième grossesse, qui l’a contrainte sur la fin à l’immobilisation totale puis à l’hospitalisation, qu’elle réalise qu’une activité physique régulière et soutenue lui manque profondément : « A la maternité, je rêvais ainsi toutes les nuits que je partais cavaler en montagne et qu’on me retenait de force ! C’est dire combien était grande ma frustration ! »
Motif pour lequel elle se met, bien que convalescente, à arpenter Dame Nature en janvier 2012 nonobstant un allaitement intensif qui allait perdurer deux ans et demi : « Quels ne furent pas l’envie et le bonheur de pouvoir enfin me dépenser en plein air ! ». Sans se douter, à ce instant-là, des prouesses qu’elle allait accomplir !
Et c’est ainsi que Caroline épingle quatre mois plus tard son premier dossard à l’occasion du Trail du Salève, où, à sa grande surprise, elle s’adjuge sur le 37km la 4ème place, ratant le podium pour quatre petites minutes. Une prestation très convaincante même si elle en bavera, étant à la fois sous-entraînée et fatiguée par l’allaitement, huit fois par jour, de son dernier enfant Noé.

Ascension éclair
Ambitieuse, déterminée et pétrie de talent, elle multiplie en 2012 les accessits et se hisse même sur quelques podiums de trails locaux, se permettant ainsi le luxe d’enlever le 20km de l’Aravis Trail. Ignorant sa distance de prédilection, désirant d’abord apprivoiser la discipline, elle privilégie le format light. L’apprentissage terminé, elle allonge les parcours dès l’automne 2012, se classant 4ème aux Aiguilles Rouges puis 3ème aux Glières, à chaque fois sur le 50km.
Montant en puissance, Caro va se révéler au grand jour en 2013. Dans les premiers mois de l’année, elle continue à performer au sein de pelotons départementaux, excepté le 40km des Cabornis où son statut de dauphine, à seulement 12’ de l’internationale gapençaise Isabelle Jaussaud, marque les esprits. Elle devient ensuite la première dame à descendre sous les 4h au Trail du Salève avant de décrocher le Gypaète, point de départ d’une impressionnante série de victoires dans les périples au long cours.
Outre son titre de vice-championne de France de trail, le 6 octobre à Gap, elle est finalement sacrée à 12 reprises à travers notamment ses trois premiers ultras que sont le 80 km du Mont-Blanc, la CCC et l’Endurance Trail des Templiers. De la CCC, elle en gardera cette année-là le meilleur souvenir : « J’avais pris beaucoup de risques en partant vite, sans jamais chercher à m’économiser. M’étant claquée un muscle, j’ai beaucoup souffert mais j’ai tenu bon. Ma frontale n’éclairait presque plus, et la dernière descente m’a vraiment obligé à puiser dans mes ultimes réserves. Alors, surgir à Chamonix, en pleine nuit, et franchir enfin la ligne sous les vivats de la foule, ça tournait presque au surnaturel » (1). Elle finira devant la Catalane espagnole Mercedes Arcos Zafra qu’elle distancera de 9’ en s’immisçant dans le top 20 du général (17ème).
Si le 80km chamoniard va la faire connaître du grand public, c’est bien son triomphe sur la CCC qui change la donne. Etrangère aux teams, hormis son passage éphémère à Raidlight en 2012, elle est alors sollicitée par le Team Trail Hoka qui, via son manager Christophe Aubonnet, l’intègre pleinement dans sa structure après lui avoir proposé, dans un premier temps, de simplement l’équiper. Une grosse satisfaction pour Caroline qui un mois après avoir étrenné le trail avait déjà choisi, et d’elle-même, les produits Hoka. Par ailleurs, dépourvue également de formation FFA, elle rejoint, 48h avant les France de Gap, le Club Athlétique du Bassin Bellegardien (CABB), doté de puissants moyens financiers depuis l’accession de Didier Traoré à la présidence en août 2013. Le CABB avec qui elle deviendra vice-championne de France par équipe à Buis-les-Baronnies, en compagnie de son pote du Team Hoka, Ludovic Pommeret (3ème), d’Alexandre Hayetine (11ème), enfin de Denis Hayetine (40ème), père d’Alexandre.
A vrai dire, des trois ultras qu’elle honore en 2013, seul l’Endurance Trail des Templiers, ancêtre en la matière pour avoir surgi dès 1999, faisait figure d’épouvantail. En effet, Caro craignait par-dessus tout son profil roulant (100km pour 4600m de dénivelé), elle qui ne s’était manifestée jusque-là qu’en montagne. Au final, si elle a beaucoup souffert, n’ayant jamais couru autant, elle ne l’emporte pas moins aisément, surpassant de 44’ la robuste Bas-Alpine Irina Malejonock qui avait conquis le cru 2009.
Exception qui confirme la régle, la SaintéLyon défrayera la chronique dans une année où tout lui réussit. De toute évidence, elle constitue la course de trop. Victime de lésions à la cuisse gauche et au genou droit, engendrées par un blocage des lombaires du à une chute au Salève 15 jours en arrière, elle est contrainte, au km48, de jeter l’éponge. Abattue par ce coup du sort, elle en tire aussitôt des enseignements, n’hésitant pas à faire amende honorable : « Le trail n’est pas à prendre à la légère. Si l’on veut perdurer, si l’on veut multiplier les compétitions, on ne peut pas se permettre de faire n’importe quoi comme prendre le départ de la SaintéLyon en étant blessée. »

Heurs et malheurs 
Ce qu’elle ignore alors, c’est que cette fausse note, inédite depuis ses débuts en course à pied, aller préfigurer dans ses grandes lignes son année 2014. Une année qui ne sera qu’une succession de maladies et de malchance, interrompue fort heureusement par quelques exploits de haut vol. En janvier, à peine remise de sa blessure à la SaintéLyon, elle contracte ainsi une bronchite. Cherchant à tout prix à poursuivre l’entraînement, elle se soigne mal et s’épuise. La bronchite vire alors en pneumonie. 
Sous antibiotiques et sous cortisone six jours encore avant la Transgrancanaria et ses 126 bornes, elle jette l’éponge après 81km parcourus alors qu’elle occupait la 4ème position. Déçue mais nullement amère, elle tire de cette expérience enrichissante plusieurs enseignements dont l’un aura une réelle importance pour la suite de sa saison.
Après ses deux ultras d’une centaine de km concourus en 2013, Caro pensait qu’elle pouvait augmenter la dose. Outre la Transgrancanaria, elle avait en effet coché sur son calendrier deux autres mastodontes : l’Ultra Trail Mont Fuji (169km pour 9500m de dénivelé), les 25-27 avril, puis l’Ultra-Trail du Mont-Blanc (168km pour 9600m de dénivelé), les 29-31 août. Son abdication aux Canaries la poussera à renoncer aux géants japonais et montblanais dont l’organisation accepte, à sa demande, de la reverser sur la CCC : « Je crois avoir eu la folie des grandeurs ! Je réalise qu’il y a un cap entre 100 et 126km, et que je ne suis pas encore prête à franchir ce cap. »
Deux motifs justifieront son revirement. Contrairement aux épreuves oscillant entre 60 et 100 bornes, elle ne dispose pas du temps nécessaire, et qui est énorme, pour se préparer en vue de plus longues distances. Un temps en effet réduit comme peau de chagrin par ses trois rejetons qu’elle veut voir grandir et son boulot d’enseignante à 100%. Par ailleurs, elle se sent encore bien tendre pour une discipline qui requiert du temps pour habituer l’organisme sur les plans digestif et musculaire. Pour s’en persuader, elle n’hésite pas à se faire l’écho de cette célèbre allégorie reprise à leur compte par Sébastien Chaigneau et Guillaume Millet, orfèvres en la matière : « L’ultra est un plat qui se mange froid. »
Outre son inexpérience sur une telle longueur, elle expliquera également son échec par :
– Ses ennuis de santé, une bronchite en l’occurrence. Elle rééditait ainsi les mêmes erreurs qui entraînèrent son abandon à la SaintéLyon (8 décembre 2013) puis au Raidlight Chartreuse Winter Trail (2 février 2014).
– Son absence préjudiciable de sel dans son alimentation.
– Son voyage « galère » entrepris inopinément la veille du jour J, couplé avec un départ de la course à minuit.

Maillot tricolore
S’ensuit une excellente phase, marquée par ses 2èmes places au Ventoux puis aux Glaisins derrière Juliette Benedicto, ex-triathlète de haut niveau et nouvelle reine du Team Salomon. Mais c’est surtout son fait d’armes à l’Ultra Montée du Salève qui fera les manchettes. Très en verve ce 12 avril, elle accomplit le tour de force d’effacer de plus de 15’ le record de l’épreuve détenu par la star Christel Dewalle. Cerise sur le gâteau, elle se retrouve à seulement 13% au-dessus de la perf du lauréat masculin, ce qui n’est pas banal (2), surtout quand le lauréat n’est autre que Thomas Lorblanchet, la grande vedette du Team Asics !
Malheureusement, elle n’aura pas le temps de savourer son bonheur. 48h plus tard, elle est en effet victime d’une chute à vélo qui l’enfonce une côte, lui arrache un bout d’épaule et lui brûle toute la jambe gauche. De nouveau, la forme est déclinante, et le moral en berne.
Fin mai, bien rétablie, elle brille de mille feux sur la Maxi-Race du Lac d’Annecy. Mettant à profit la capitulation de Benedicto à Doussard (km43,5), victime d’une tendinite du TFL, elle s’impose devant la solide haut-alpine Aline Grimaud qu’elle précède de presque 41’. Un double succès en réalité, ce coup d’éclat lui ouvrant les portes de l’équipe de France dans l’optique des Championnats du Monde de l’International Association of Ultrarunners (IAU) 2015, qui auront lieu le 30 mai sur ce même parcours.
Extrêmement motivée par la perspective du 80 km du Mont-Blanc, et emballée par l’ensoleillement qui prévaut en juin, elle s’adonne alors à de somptueuses sorties à Chamonix, tout en prenant conscience de sa fatigue générale : « Hélas, j’ai mis cette fatigue sur le compte de ces grosses séances alors qu’en réalité j’étais en train de devenir complètement anémique, ce que je n’apprendrai officiellement qu’à la mi-août. »
Dans ces conditions, le 80 km du Mont-Blanc n’a pas été une sinécure. Son calvaire en fin de parcours qui la verra s’affaler comme une masse sur l’asphalte de la place du Triangle de l’Amitié en est le parfait symbole. Incontestablement, son odyssée a manqué de panache, n’étant pas à la hauteur de ses espérances. En vérité, ce n’est pas tellement sa 5ème place, plus qu’honorable pour un Championnat du Monde de Skyrunning, qui la chagrine. Mais plutôt le sentiment d’avoir cavalé en deçà de ses capacités, d’avoir gâché une belle occasion de s’immiscer dans la cour des grands.
L’étude de ses temps de passage avec ceux de la gagnante Emelie-Tina Forsberg l’illustre amplement : « Je suis frappée de leur corrélation parfaite avec mes sensations du moment. Ainsi, je perds beaucoup de temps à l’entame et à la fin, alors que j’égale la Suédoise sur les 4h durant lesquelles je pétais le feu, en particulier dans les descentes où je comblais systématiquement l’écart qu’elle creusait en montée. En observant tout ça, j’ai aussi la nette impression que je me suis transformée en gros diesel poussif et qu’il est donc urgent de retrouver un peu de dynamisme. Car perdre 20’ sur les meilleures dans la première ascension et 10 autres dans la dernière n’est pas digne de mes ambitions !

Balducci à la rescousse
Décidément, sa saison est beaucoup plus difficile que prévu, ce qui l’amène à s’attacher les services d’un coach pour remédier d’abord à ces pépins de santé qui ont tendance à s’accumuler. Une attitude qui ne manque cependant pas de surprendre lorsqu’on connaît sa farouche indépendance, en particulier son vif désir de s’aligner sur les courses sans rendre de comptes à personne, son souhait également de s’entraîner au feeling sans rien planifier. N’affirmait-elle pas en 2013 que son individualisme forcené ne l’avait pas empêché, sur 18 compétitions disputées, de glaner 15 podiums dont 12 sur le faîte : « Jamais, je n’aurais pu réaliser un tel parcours si j’avais été flanquée d’un coach qui, à tous les coups, m’aurait bridée », s’exclamait-elle alors.
Mais une concurrence autrement plus redoutable, et surtout une santé chancelante, contraignent désormais Caroline, en femme intelligente qu’elle est, à se remettre en question : « C’est vrai, je ne voyais pas l’utilité de recruter un entraîneur avant d’ouvrir les yeux sur les limites de mon petit système : gros coups de fatigue, séances parfois ratées, beaucoup d’interrogations sans réponses, bref, l’impression de plus en plus tenace de gaspiller mon énergie en vain. »
C’est pourquoi elle décide de franchir le Rubicon. Reste cependant à dégoter le préparateur idoine. Très vite, elle repense à Pascal Balducci qu’elle avait contacté en 2013 sans savoir ce qu’elle recherchait vraiment. De toute évidence, sa personnalité ne l’indiffère pas. Ses articles sur « Trails Endurance Mag » l’ont toujours captivée. De même, elle était ressortie enchantée par la conférence sur l’entraînement qu’il avait animée lors du rassemblement du Team Hoka à Val-Thorens, entre les 28 et 30 mars derniers. Aussi, elle finit par le coopter le 24 juin. Elle n’allait pas le regretter : « J’ai compris aussitôt que c’était l’homme de la situation, à tel point que je me suis demandé pourquoi je n’avais pas sauté le pas plus tôt ! » 
Dès le 7 juillet, après avoir laissé Caro récupérer de son 80km chamoniard, Balducci entre en action en lui conseillant d’alléger son calendrier bien trop surchargé au regard de sa méforme chronique. L’Ice Trail Tarentaise (13 juillet) et la 6000D (26 juillet) passent alors à la trappe. Parallèlement, il entreprend un suivi physiologique par la variabilité de la fréquence cardiaque (VFC).
Durant l’été, malgré du repos et des plans d’entraînement finement concoctés par Balducci, elle ressent la curieuse impression d’être constamment épuisée, sans énergie, et d’avoir le cœur qui palpite à des hauteurs stratosphériques dès qu’elle monte une côte. A la demande de son coach qui soupçonne une anémie et la maladie de Lyme, elle fait prescrire un test de recherche sur cette dernière pathologie ainsi qu’un bilan sanguin alors que deux semaines la séparent seulement de la CCC qu’elle veut ravir de nouveau. Bingo ! Le diagnostic était le bon ! Dans un premier temps, le médecin lui dévoile une sérieuse anémie en utilisant une métaphore : « Il m’a fait comprendre que je courais dorénavant avec un sac de cailloux sur le dos »sourit-elle. Mais ce n’est pas tout, Caro présentant également des signes d’infection. 48h plus tard, on découvre qu’elle est atteinte de la maladie de Lyme en phase primaire.
Elle doit alors ingurgiter de grosses doses d’antibiotiques et de fer. De son côté, Balducci prend la décision de diminuer ses charges d’entraînement et d’axer le travail sur la qualité, tout en se voulant rassurant : « C’est inquiétant mais on peut en venir à bout en quelques semaines. » Effectivement, le niveau de fer remonte dare-dare, de même que la VFC. Malgré tout, les médicaments détraquent complètement son organisme, ce qui ne manque pas de l’éreinter.

Coup de tonnerre
Motivée mais réaliste sur l’insuffisance de son état de forme, Caroline ne se fait guère d’illusions au sujet de la CCC. Mais n’a-t-elle pas pris des risques inconsidérés en honorant cet ultra ? « Il est clair que je n’étais pas en état de courir. Mais j’avais tout raté après mon succès sur la Maxi-Race, passant un été misérable. La CCC, c’était un peu la compétition qui allait sauver mon été, en y allant au mental. C’est ce que j’ai fait. A côté de ça, les Championnats de France, c’était la petite promenade du dimanche » (3), rit-elle.
Le départ catastrophique confirmera ses sombres prédictions. En dépit de tous ses efforts, elle semble scotchée durant la première ascension. Pire, celle-ci la sèche complètement, si bien qu’elle n’a plus l’énergie nécessaire pour relancer jusqu’à Arnuva (km27). C’est seulement à partir du Grand Col Ferret (km32) qu’elle commence à retrouver la pêche. Aussi, elle décide de tout donner dans les descentes. Une stratégie qui va s’avérer payante. Elle lui permet en effet de rattraper prestement la Ruthénoise Anne-Lise Rousset, partie plus ou moins dans les temps de Caro en 2013 et qui tient les rênes de la course. Une rivale oh combien redoutable comme le prouvent ses classements quelques mois auparavant à la Transvulcania (5ème) puis au Marathon du Mont-Blanc (7ème), avec à chaque fois le 1er rang chez les Françaises. La Franco-Suissesse la double finalement à Trient (km72), avant de la distancer rapidement, comptant déjà 30’ d’avance sur elle à Vallorcine (km82,5), et 18’ sur son chrono 2013 alors qu’au Grand Col Ferret elle concédait un retard de 20’, toujours par rapport à 2013 !
Lorsqu’elle parvient à Vallorcine, il fait nuit et il pleut. Cela fait bientôt 10h qu’elle lutte comme une damnée, ayant vomi à deux reprises sans même prendre le temps de s’arrêter une seconde, cinq heures qu’elle ne peut plus manger, deux heures qu’elle ne peut plus boire. Mais elle se sent invincible, d’autant plus que les précipitations l’hydratent : « A ce moment-là, je savais que j’allais finir sans flancher. A vrai dire, seul un impondérable pouvait me priver de la victoire. »
Un impondérable qui pourtant surviendra, Caroline étant stoppée par l’organisation pour s’être ravitaillée hors zone à Champex puis à Trient par son époux qu’elle avait appelé la veille pour suppléer son team. Verdict : une pénalité d’1h à effectuer sur place à laquelle elle s’opposera en se retirant de la course. « On a volé ma victoire », clamera-t-elle avant de se raviser et de reconnaître, avec dignité et courage, une triple faute.
La première, celle d’avoir confondu avec son mari la zone d’accompagnement avec celle de l’assistance : « Avec moi, il a cru qu’il ne pouvait me ravitailler qu’à l’extérieur de la tente, pensant que celle-ci lui était interdite alors que c’était exactement l’inverse ! On n’a tout simplement pas lu le règlement (4). Du coup, on ne s’est pas rendu compte de notre bourde ! Il n’y a pas à dire, c’était vraiment de l’amateurisme de notre part ! », regrette-elle, tout en précisant : «  N’empêche, je suis certaine de n’avoir rien gagné en temps en procédant de la sorte, m’étant arrêtée au bout du compte à deux reprises, la première fois pour que Luc me donne le matériel au-dehors, la seconde pour boire dans la tente ».
Deuxième erreur, celle d’avoir critiqué l’organisation au moment de la sanction puis sur le net en rentrant chez elle : « Le bénévole qui m’a annoncé la peine n’était pas agressif même si je l’ai vécu comme ça. Et puis j’ai réagi à chaud, étant plus animale que cérébrale ! »
Enfin, troisième bévue, celle de ne pas être repartie après la pénalité d’une heure : « C’était une mauvaise interprétation de ma part. En effet, je suis convaincue que j’aurais pu recourir et même vaincre. Mais j’étais tellement groggy, tellement en état de choc, éprouvant alors un terrible sentiment d’injustice et de colère ! Puiser dans ses ultimes réserves, disputer sa course honnêtement comme je l’ai toujours fait, et apprendre en même temps que moi-même et mon époux ignorions le règlement, qu’aux yeux de certains nous n’étions que des tricheurs, enfin que d’autres s’évertuaient à nous dénoncer, c’était beaucoup trop violent ! N’empêche, la leçon est retenue : en ultra, et quelles que soient les circonstances, il ne faut surtout pas s’affoler mais au contraire rester zen ! 
Par ailleurs, je me suis dit que des muscles trop refroidis, qu’un organisme déshydraté, ne pourraient pas supporter une pause d’une heure avant de redémarrer. A n’en pas douter, j’ai manqué sur ce coup-là de confiance en moi et de lucidité même s’il n’était pas évident de cogiter sereinement, étant donné le contexte. »
Ses mentors réagiront tout en rondeur. « Caroline est tout sauf une tricheuse. La faute est réelle mais la sanction est dure et disproportionnée », dira Pascal Balducci. Quant à Christophe Aubonnet, il invoquera son relatif amateurisme et sa candeur, en dépit d’une carte de visite déjà bien remplie : « Caro est quelqu’un d’encore un peu naïf dans le trail. Elle apprend. Elle se bat et prouve qu’elle a sa place. Elle a la fraîcheur d’une débutante malgré son passé » (5). Et le team manager d’Hoka de condenser en une phrase ce regrettable épisode : « Construire son expérience peut être douloureux parfois. »

Oppressants lendemains
Pour un être qui prend les choses à coeur, les jours suivants seront parmi les pires de sa vie sportive. In fine, une déception énorme, analogue à celle de 1996 lorsqu’elle loupa, en kayak slalom, la dernière porte du parcours, ce qui lui coûta la qualification pour les Jeux Olympiques d’Atlanta. Son désappointement est tel qu’elle veut dorénavant privilégier le plaisir à la performance, renonçant de facto aux épreuves de prestige, à l’exemple des Championnats de France de Trail, programmés au 28 septembre : « Lorsque j’ai mis fin au kayak, je m’étais juré de ne plus jamais laisser la compétition m’affecter autant. Et là, presque 18 ans plus tard, j’ai eu la désagréable impression de revivre cette cruelle désillusion, ce qui m’était intolérable » (3).
Néanmoins, elle éprouve assez vite le désir de prendre du recul : « Je me suis dit qu’il fallait aller de l’avant, essayer de dissiper ce mauvais souvenir qui ne devait pas m’envahir jour et nuit. » Plusieurs facteurs occasionneront ce revirement. Le temps bien sûr qui cicatrise les plaies. Ses nombreux amis aussi qui l’encouragent, au vu de son extraordinaire potentiel, à ne pas s’arrêter sur un échec et donc à continuer à briller au plus haut niveau. Egalement sa famille, vitale pour elle, qui s’emploie à relativiser les affres d’une course, à lui changer les idées et à lui rappeler l’essentiel : « En réalité, elle m’a toujours aidé à être plus détachée de la performance » (5).
Autre explication, et de taille, de cette nouvelle posture, le fait qu’elle ait repris l’entraînement : « Une semaine après la CCC, j’étais en pleine forme, comme je ne m’étais pas sentie depuis le printemps » (3). Du coup, elle ne se fait pas prier pour s’aligner le 14 septembre sur le 48 bornes du néo-trail de Serre Chevalier qu’elle enlève haut la main, reléguant à 34’56 sa dauphine qui n’est autre que sa camarade du CABB, la Népalaise Manikala Rai : « J’avais besoin de réaliser une belle course sans me prendre la tête, sans la moindre pression, ce qui m’a permis de tourner la page » (3). Et par là même d’ouvrir celle des… France ! On connaît la suite…

Bilan et perspectives
L’heure du bilan a sonné. Pour Aubonnet, « Caroline aura fait preuve de beaucoup d’exigence envers elle même, relevant de multiples défis à travers une saison particulièrement longue (de février à octobre), ponctuée de très nombreuses courses objectifs. Avec à la clef de très belles réussites (Ultra Montée du Salève, Maxi-Race du Lac d’Annecy, Championnats de France de Trail), des grosses perfs dans la douleur (80 km du Mont-Blanc), mais aussi des échecs (CCC, Grand Trail des Templiers). »
D’ores et déjà fixé, son calendrier 2015 est orienté vers l’ultra. Outre la Maxi-Race du Lac d’Annecy servant de support aux Mondiaux de Trail IAU, elle prendra part à pas moins de trois manches de la 2ème édition de l’Ultra Trail World Tour dont l’incontournable UTMB. Balducci apporte bien sûr sa caution : « Caro est taillée pour cette discipline mais elle devra faire son apprentissage et être patiente. »
En tout cas, il n’est plus question de cavaler tous les dimanches. D’ailleurs, elle considère elle- même qu’il y avait trop d’échéances. A l’exemple de Balducci, Aubonnet ne dit pas autre chose : « Dans son parcours, le Team Hoka l’aide à dégoter les clefs pour parvenir au bon équilibre, pour s’épanouir en fonction de ses attentes. Aussi, Julien Chorier, en excellent capitaine qu’il est, lui apporte, entre autres (!), son éclairage dans la construction de son programme afin d’être moins gourmande l’an prochain, de bien cibler ses rendez-vous, et ainsi de performer encore davantage. »
Après avoir tâtonné, la Franco-Suissesse confirme son attachement pour 2015 à Hoka dont « elle est, plus que jamais, le fer de lance féminin, par ses résultats bien sûr, mais aussi par sa contribution et sa caution à l’image perf et féminine de Hoka », s’enorgueillit Aubonnet qui ajoute : « Par ses prouesses et sa personnalité, Caro aide Hoka à grandir. En retour, Hoka veille aussi à ce que Caro grandisse… »
Quelle que soit l’adversité, Caroline Chaverot ne renonce jamais, témoignant d’une résilience hors du commun. Dans la vie quotidienne, cela pourrait passer pour de l’orgueil sauf que dans le milieu du trail la résistance se transforme en vertu cardinale. Et cet aspect-là, cette femme insubmersible l’aura très vite compris, dès ses premières foulées en vérité.

François Vanlaton, 26 octobre 2014.
Pour le compte également du :
Bimestriel « Trails Endurance Mag », numéro 108, décembre 2014 – janvier 2015.
Site Web du Club Athlétique du Bassin Bellegardien, en date du jeudi 1er janvier 2015 :
http://www.cabb01.club/pas-de-categorie/la-resilience-de-caroline-chaverod-26-10-14/

(1) Les propos de Caroline Chaverot ont été recueillis par Goran Mojicevic, animateur du site Web Passion Trail. Ils enrichissent un article figurant sur son site, en date du vendredi 28 février 2014.
(2) En fait, 15 % est à peu de choses près l’écart physiologique entre la performance d’un homme et celle d’une femme en endurance.

(3) Les propos de Caroline Chaverot ont été recueillis par Quentin Guillon, journaliste à VO2 Run in Live. Ils enrichissent un article figurant sur le site Web Trails Endurance Mag, en date du lundi 20 octobre 2014.
(4) Voir sur le site Web de l’Ultra-Trail du Mont-Blanc le règlement distinguant les zones d’accompagnement et les zones d’assistance : 
http://www.ultratrailmb.com/page/89/Accompagnants_-_Suivi.html
(5) Les propos de Caroline Chaverot ont été recueillis par Benoît Prato, journaliste à la rédaction des sports d’Annecy au quotidien « Le Dauphiné Libéré ». Ils enrichissent un article figurant en page sports de la Haute-Savoie, en date du mercredi 15 octobre 2014.

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REPERES :

– Date et lieu de naissance : 16 octobre 1976 à Genève (Suisse).
– Commune d’origine : Veyrier, contigu à Genève, situé dans le canton de Genève.
– Commune de résidence : Allonzier-la-Caille, limitrophe de Cruseilles, plus précisément dans le hameau de la Mandallaz, situé dans la vallée des Usses (Avant-Pays haut-savoyard). Un hameau où son mari Luc a restauré une ferme.
– Mensurations : 1m68 pour 50kg environ (49 au mieux, 52 au pis).
– Famille :
Mariée avec Luc Chaverot (né le 21 mai 1974).
Enfants : une fille, Eve (née en août 2008) ; deux garçons, Tom (né en août 2010) et Noé (né en novembre 2011).
Fratrie : une sœur, Delphine (née en juillet 1969) ; un frère, Thierry (né en novembre 1971).
– Surnoms : « Caro » ; « la Sauterelle » mais utilisée uniquement par son époux.
– Etudes : maturité gymnasiale (équivalent en Suisse du baccalauréat français) puis maîtrise d’histoire, enfin master à Sciences Po.
– Profession : professeur d’histoire-géographie au collège Calvin à Genève depuis 2002. Surgi dès 1559 dans la Vieille-Ville de Genève, celui-ci est l’un des établissements scolaires les plus anciens, les plus prestigieux et les plus huppés de la Confédération helvétique.
– Structures en course à pied : Team Trail Hoka à compter de septembre 2013 et Club Athlétique du Bassin Bellegardien à compter d’octobre 2013.

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PARCOURS SPORTIF :

– Kayak slalom entre 1989 et 1998.
– Escalade et Alpinisme entre 1999 et 2007.
– Ski de fond à compter de 1995.
– Course à pied à compter de 2012. Spécialité : trail long et ultra-trail sur terrain montagneux.
– Autres sports : randonnée pédestre ; ski-alpinisme ; vélo de route et VTT.

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PARCOURS COMPLET EN COURSE A PIED :

2012 :
– 13 mai, le Trail du Salève (37km pour 1900md+ et 2200md-) : 4ème (2ème senior, 58ème au scratch) en 4h34’37.
– 9 juin, le Trail Faverges Icebreaker (28km pour 1600md), 4ème manche du TTN court : 7ème (7ème senior, 98ème au scratch) en 3h13’15.
– 16 juin, l’Aravis Trail (20km pour 1500md) : 1ère (1ère senior, 12ème au scratch) en 2h48’56.
– 29 juillet, le Quechua Tour des Fiz (30km pour 2400md) : 3ème (3ème senior, 39ème au scratch) en 4h29’29.
– 12 août, Sierre-Zinal (31km pour 2200md+ et 800md-) : 46ème (27ème senior, 342ème au scratch) en 4h02’28.
– 30 septembre, le Trail des Aiguilles Rouges (50,4km pour 4250md+ et 4272md-) : 4ème (4ème senior, 55ème au scratch) en 8h26’15.
– 7 octobre, le Trail des Glières (50km pour 3400md) : 3ème (2ème senior, 45ème au scratch) en 6h48’36.
– 18 novembre, le Trail de Montagnole (22km pour 1100md) : 8ème (5ème senior, 152ème au scratch) en 2h22’54.

2013 :
– 27 janvier, le Raidlight Chartreuse Winter Trail (28km pour 1500md) : 1ère (1ère senior, 26ème au scratch) en 2h22’54.
– 17 février, le Belledonne Gelon Raidlight Trail (30km pour 1200md) : 1ère (1ère senior, 12ème au scratch) en 3h42’08.
– 10 mars, le Trail des Cabornis (40km pour 2200md) : 2ème (1ère senior, 36ème au scratch) en 4h18’00.
– 6 avril, le Trail des Glaisins (28,8km pour 1523md) : 4ème (2ème senior, 89ème au scratch) en 3h29’19.
– 13 avril, l’Ultra Montée du Salève (3,289km x 7 montées + 663md+ x 7 montées = 23,023km pour 4641md+) : 3ème (3ème senior, 22ème au scratch) avec 7 montées en 4h44’56.
– 12 mai, le Trail du Salève (37km pour 1900md+ et 2200md-) : 1ère (1ère senior, 12ème au scratch) en 3h59’25.
– 1er juin, le Trail du Gypaète (72km pour 4200md) : 1ère (1ère senior, 14ème au scratch) en 10h16’32.
– 15 juin, le Trail de Faverges Icebreaker (43,6km pour 2700md), 4ème manche du TTN : 4ème (4ème senior, 59ème au scratch) en 5h20’54.
– 28 juin, le 80 km du Mont-Blanc (80km pour 6026md ; réduit à 78km) : 1ère (1ère senior, 22ème au scratch) en 13h10’05.
– 6 juillet, la Montagn’Hard (60km pour 5000md) : 1ère (1ère senior, 4ème au scratch) en 9h25’10.
– 24 juillet, le Manigod Scott Km Vertical Challenge (3,430km pour 1000md+), 2ème manche : 1ère (1ère senior, 37ème au scratch) en 49’07.

– 28 juillet, le Quechua Tour des Fiz (61km pour 5000md) : 1ère (1ère senior, 9ème au scratch) en 9h12’52.
– 18 août, The North Face Tour de la Grande Casse (62km pour 3855md) : 1ère (1ère senior, 5ème au scratch) en 8h30’13.
– 21 août, le Manigod Scott Km Vertical Challenge (3,430km pour 1000md+), 4ème manche : 1ère (1ère senior, 60ème au scratch) en 46’40.
– 30-31 août, la Courmayeur-Champex-Chamonix (98km pour 5100md) : 1ère (1ère senior, 17ème au scratch) en 14h12’00.
– 6 octobre, les Championnats de France de Trail à travers le Trail Gapen’Cimes (57km pour 3200md), 8ème manche du TTN : 2ème (2ème senior, 33ème au scratch, 40ème au scratch en tenant compte des trailers classés sur la course open) en 6h38’55.
– 25 octobre, l’Endurance Trail des Templiers (100km pour 4600md) : 1ère (1ère senior, 9ème au scratch) en 11h53’02.
– 8 décembre, la SaintéLyon (75km pour 1800md+ et 2100md-), 1ère manche du TTN 2014 : abandon au km48 en raison de lésions à la cuisse gauche et au genou droit.

2014 :
– 2 février, le Raidlight Chartreuse Winter Trail (29km réduit à 25km en raison de la chute de près de 20cm dans la nuit précédant le jour J) : abandon en raison d’un virus provoquant une sévère toux. 
– 1er-2 mars, The North Face Transgrancanaria (126km pour 8500md), 2ème manche de l’Ultra-Trail World Tour : abandon au km81 alors qu’elle occupait la 4ème place féminine, et ce en raison de la fatigue ainsi que de maux de tête et d’estomac.
– 16 mars, l’Ergysport Trail du Ventoux (48km pour 2750md), 1ère manche du Salomon Skyrunner France Series : 2ème (2ème senior, 39ème au scratch) en 5h21’19.  
– 5 avril, le Trail des Glaisins (28,8km pour 1523md) : 2ème (2ème senior, 21ème au scratch) en 2h57’27.
– 12 avril, l’Ultra Montée du Salève (3,289km x 8 montées + 663md+ x 8 montées = 26,312km pour 5304md+) : 1ère (1ère senior, 7ème au scratch) avec 8 montées en 4h51’49, record de l’épreuve.
– 11 mai, le Trail des Forts de Besançon (47km pour 2100md), 4ème manche du TTN : 1ère (1ère senior, 39ème au scratch) en 4h55’16.
– 18 mai, l’Ultra Tour du Môle (26km pour 2800md) : 2ème (2ème senior, 25ème au scratch) en 3h55’57.
– 31 mai, la Tecnica Maxi-Race Trail du Lac d’Annecy (84,9km pour 5211md+ et 5217md-) : 1ère (1ère senior, 23ème au scratch) en 10h15’25.
– 22 juin, la Croz’et Raide (3,3km pour 960md+) : abandon en raison d’un malaise. 
– 27 juin, le 80 km du Mont-Blanc (83,3km pour 6070md+ et 6083md-), Skyrunning World Championships Ultra SkyMarathon : 5ème (5ème senior, 41ème au scratch) en 13h28’52.
– 20 juillet, l’Interlac Trail (40,9km pour 731md+) : 1ère (1ère senior, 9ème au scratch) en 3h27’55. 
– 10 août, Sierre-Zinal (31km pour 2200md+ et 800md-), 3ème manche du Skyrunner World Series SkyMarathon : abandon.
– 29 août, la Courmayeur-Champex-Chamonix (101,1km pour 6092md+ et 6268md-) : abandon après 10h57’07 de course à Vallorcine (km82,6) alors qu’elle occupait la 1ère place féminine, et ce en raison d’une pénalité d’1h pour avoir été ravitaillée par deux fois dans la zone d’assistance. 
– 14 septembre, le Serre Che Trail Salomon (48km pour 4000md), 5ème et dernière manche du Salomon Skyrunner France Series : 1ère (1ère senior, 16ème au scratch) en 6h55’47.
– 28 septembre, les Championnats de France de Trail à travers le Trail Drôme (62km pour 3150md), 11ème et dernière manche du TTN : 1ère (1ère senior, 17ème au scratch, 19ème au scratch en tenant compte des trailers classés sur la course open) en 6h26’31 ; 2ème par équipe avec le Club Athlétique du Bassin Bellegardien.
– 26 octobre : le Grand Trail des Templiers (74,8km pour 3487md+ et 3454md-) : abandon au km21,5 (556md+) après 1h56’58 de course alors qu’elle occupait la 192ème place au scratch, et ce en raison d’une infection contractée juste avant le jour J.

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LES COMPTES RENDUS NARRES PAR CAROLINE CHAVEROT :

Plume alerte, Caroline Chaverot nous fait revivre chacune de ses courses avec la passion qui l’anime et le souci du détail.
En voici la liste :

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2013 :


– 28 juin, le 80 km du Marathon du Mont-Blanc :
Son récit figure sur le site Web « TPS Infos » :
http://www.trail-running-savoie.fr/revelation-de-la-saison-caroline-chaverot-sapproprie-le-80km-du-mont-blanc-28-06-13/

1488291395.5384animation3 - PORTRAIT : LA RESILIENCE DE CAROLINE CHAVEROT / 1989-2014

– 6 octobre, les Championnats de France de Trail à travers le Trail Gapen’Cimes :
Son récit figure sur la page « Facebook » de François Vanlaton :
https://www.facebook.com/photo.php?fbid=247302262085171&set=a.252548311560566.1073741842.100004161960378&type=3&theater

– 25 octobre, l’Endurance Trail des Templiers :
Son récit figure sur la page « Facebook » de François Vanlaton :
https://www.facebook.com/photo.php?fbid=256611601154237&set=a.252548311560566.1073741842.100004161960378&type=3&theater

– 8 décembre, la SaintéLyon (75km) :
Son récit figure sur le site Web « u-Run » :
http://www.u-run.fr/32594-les-decus-de-la-saintelyon?fb_action_ids=1418387261731475&fb_action_types=og.likes

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2014 :

– Ses quatre récits compris entre le Raidlight Chartreuse Winter Trail (17 février) et le Trail des Glaisins (5 avril) figurent sur son compte Facebook personnel.
– Ses huit récits compris entre l’Ultra Montée du Salève (12 avril) et les Championnats de France de trail (28 septembre) figurent sur sa page Facebook Athlète.


– 2 février, le Raidlight Chartreuse Winter Trail (29km) :
Mon récit du jour s’intitulera « Quand on agit en dépit du bon sens, on le paie cash ». Sous antibiotiques, puis plus (perdu la boîte et pas le temps d’aller en rechercher une autre, j’ai bénéficié d’une mystérieuse rémission jeudi et vendredi qui m’ont donné à espérer que je pourrais faire bonne figure au Raidlight Chartreuse Winter Trail.
Samedi, en visite chez des amis, je me sens tellement mal que je m’affale fort peu gracieusement sur le canapé et peine à le quitter. Pourquoi ne pas avoir alors renoncé à participer au trail ? Je crois que mon indécrottable optimisme m’a fait croire que, par un coup de baguette magique, la forme pourrait revenir le lendemain. Le plus aberrant est de ne pas avoir jeté l’éponge après une nuit passée à tousser et à transpirer. Mais non ! Ni une ni deux, l’estomac, pourtant tout barbouillé et la gorge enflammée, je prends la route.
Dès les premiers pas hors de la voiture, je réalise que je ne suis pas en état. A la moindre côte, le souffle est court, les oreilles bourdonnent, j’ai froid, chaud… J’aurais pu encore renoncer, mais je me suis dit que j’avais fait la route jusque-là et que j’étais trop peu motivée pour faire un jogging seule de mon côté, ce qui aurait dû au contraire me convaincre définitivement de renoncer. Je discute un peu avec Rachel, Martine et Badgone, je croise Juliette et me réjouis déjà de converser avec eux après la course.
Quand le départ est donné, je suis déjà tellement dans le dur après 1km que j’hésite à arrêter, mais je continue, en me disant que cela va passer. Et bien non, cela ne passe pas, croyant un peu au père Noël ! Pendant 30’, c’est dur mais supportable. Puis cela se gâte : tête qui tourne, voiles rouges devant les yeux, et surtout, tellement de difficultés à reprendre mon souffle que je n’arrive pas à tousser et je commence à avoir l’impression que mes poumons se remplissent d’eau.
Allez, je jette l’éponge. A ce moment,  je croise Martine et Juliette, et je n’ai même pas la présence d’esprit de leur souhaiter une belle course (désolée les filles). Le retour à Saint-Pierre est tranquille mais laborieux et, pendant l’heure de voiture qui suit, je ne cesse de tousser. J’ai bien fait d’arrêter. Mais j’aurais encore mieux fait de rester au chaud. A méditer pour l’avenir…

– 1er-2 mars, The North Face Transgrancanaria (126km) :
https://www.facebook.com/caroline.chaverot.3/posts/1442996519270549

– 16 mars, l’Ergysport Trail du Ventoux (48km) :
https://www.facebook.com/caroline.chaverot.3/posts/1447508725485995

– 5 avril, le Trail des Glaisins (29km) :
https://www.facebook.com/caroline.chaverot.3/posts/1453356481567886

– 12 avril, l’Ultra Montée du Salève :
https://www.facebook.com/caroline.chaverot/posts/467892386674543

– 11 mai, le Trail des Forts de Besançon (47km) :
https://www.facebook.com/caroline.chaverot/posts/483332931797155

– 18 mai, l’Ultra Tour du Môle :
https://www.facebook.com/caroline.chaverot/posts/486376131492835

– 31 mai, la Tecnica Maxi-Race Trail du Lac d’Annecy (85km) :
https://www.facebook.com/caroline.chaverot/posts/492522734211508

– 27 juin, le 80 km du Mont-Blanc :
https://www.facebook.com/caroline.chaverot/posts/506134939516954

– 20 juillet, l’Interlac Trail (41km) :
https://www.facebook.com/caroline.chaverot/posts/516437361820045

– 14 septembre, le Serre Che Trail (48km) :
https://www.facebook.com/caroline.chaverot/posts/547842932012821

– 28 septembre, les Championnats de France de Trail à travers le Trail Drôme :
https://www.facebook.com/caroline.chaverot/posts/554638281333286

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PALMARES DANS LES AUTRES SPORTS :

– Kayak slalom, haut niveau de 1989 à 1998 :
Championne suisse junior en 1993 et 1994.
Participation aux Championnats du Monde junior en 1992 et 1994.
Participation aux Championnats d’Europe junior en 1993.
Participation aux Championnats du Monde 1995.
Participation à des étapes de Coupe du Monde entre 1995 et 1998 : quelques places en finale.
– Escalade, haut niveau de 1999 à 2007 :
Réalisation de quelques voies de niveau 8A.

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PROGRAMME PREVISIONNEL 2015 :

D’ores et déjà, Caroline Chaverot a esquissé le calendrier suivant pour l’an prochain :
– 6-8 mars : The North Face Transgrancanaria (125km pour 8500md), 3ème manche de l’Ultra-Trail World Tour.
– 12 avril, le Trail Sainte-Victoire (58km pour 2900md).   
– 30 mai : les Championnats du Monde de Trail à travers la Tecnica Maxi-Race Trail du Lac d’Annecy (85km pour 5300md), International Association of Ultrarunners. 
– 27-28 juin : le 80 km du Mont-Blanc (83,7km pour 6070md+ et 6083md-). 
– 12 juillet : l’Ice Trail Tarentaise (65km pour 5000md), Skyrunning Continental Championships Ultra.
– 18-19 juillet : l’Eiger Ultra Trail (101km pour 6700md), 8ème manche de l’Ultra-Trail World Tour.  

– 28-30 août : l’Ultra-Trail du Mont-Blanc (168km pour 9600md), 9ème manche de l’Ultra-Trail World Tour. 
– 27 septembre : les Championnats de France de Trail à travers le Trail Estival du Sancy (60km pour 3350md), 10ème manche du TTN.
– 22-25 octobre : le Grand Raid de la Réunion (173km pour 9996md). 
Ou
– 25 octobre : le Grand Trail des Templiers
(74km pour 3500md).

Entre ces gros objectifs, elle s’alignera sur des formats plus courts servant d’appoint à sa  préparation pour la longue distance. D’ores et déjà, trois courses focalisent son attention :
– 4 avril : le Trail des Glaisins (28,8km pour 1523md).
– 19 avril : le Trail Drôme (41km pour 1720md).
– 10 mai : le Trail des Forts de Besançon (46km pour 2020md+ et 1780md-), 5ème manche du TTN.

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ALBUM PHOTO :

Figurant sur notre site Web TPS Infos, en date du vendredi 9 janvier 2015, ce reportage comprend quelques 110 clichés. Il revisite les deux ans et demi de course nature accomplis par Caroline Chaverot, des premières foulées au Salève, le 13 mai 2012, au titre de championne de France à Buis-les-Baronnies, le 28 septembre 2014.
En voici le lien :
http://www.trail-running-savoie.fr/album-photo-caroline-chaverot-par-monts-et-par-vaux-2012-2014-2/

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PHOTO :

10571972_553963001400814_6225418587610411238_oLa consécration pour Caroline Chaverot : son titre de championne de France de trail, engrangé le 28 septembre 2014 à Buis-les-Baronnies.
Cliché de Jean-Louis Bal (site Web Ski and Run).

 

1488291395.5384animation3 - PORTRAIT : LA RESILIENCE DE CAROLINE CHAVEROT / 1989-2014
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