L’AIN RETIENT SON SOUFFLE AVANT LA PRESTATION DE SEBASTIEN CHARNAY SUR LE MYTHIQUE MARATHON DE PARIS / 06-04-14

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UN SEUL BUT : DESCENDRE SOUS LES 2H20 !

Pour Sébastien Charnay, l’un des athlètes les plus doués que le département de l’Ain n’ait jamais connu, la cuvée 2014 s’annonce en tout point exceptionnelle. Pas moins de trois marathons devraient en effet fertiliser sa carte de visite, ce qu’il n’avait jamais osé faire jusque-là en une seule année. Et pas n’importe lesquels s’il vous plaît, sa liste renfermant les épopées parisienne et new-yorkaise sans oublier les incontournables Championnats de France qui enflammeront cette saison la cité messine.
La star du Pont-de-Vaux 01 Pulsion aura ainsi trois belles occasions d’effacer des tablettes  son record établi en 2h20’56 et remontant au 4 novembre 2012 sur le tracé Nice-Cannes servant de support aux France. Preuve de ses qualités athlétiques hors normes, il va même tout faire pour dépasser le seuil fatidique des 2h20.
En réalité, cet objectif remonte juste après sa prouesse azuréenne. Alors qu’il était parfaitement entraîné pour la circonstance, l’atmosphère suffocante enveloppant le 27 octobre le rendez-vous national toulousain réduisit à néant ses légitimes ambitions, « Seb » franchissant la ligne en 2h23’13. Toutefois, il se consolera largement en repartant de la ville rose avec deux breloques autour du cou, le bronze en individuel, l’or par équipe en compagnie de ses potes Lionel Ribeiro et Sébastien Larue.
En revanche, il n’aura pas la prétention de vouloir annihiler la marque référence de l’Ain, obtenue en 2h16’19 le 3 septembre 1988 à Lille par Roger Rivet, alors âgé alors de 30 ans et revêtant la tunique de La Vaillante Châtillonnaise. En réalité, il aura dans son viseur un autre record mais qu’il se fixe à moyen terme, à savoir le meilleur chrono départemental vétéran qu’il deviendra en 2017 (il a vu le jour le 30 juin 1977). Chrono détenu à l’heure actuelle par le valeureux Philippe Robin en 2h29’02, accompli le 28 octobre 2012 à Francfort à l’âge de 41 ans sous les couleurs de l’Entente Athlétique Bressane.
La première échéance aura donc lieu dans la capitale ce dimanche 6 avril sur un parcours qui ne lui est pas étranger pour l’avoir arpenté le 5 avril 2009 en 2h23’21. Contrairement à Toulouse, les conditions météo devraient cette fois-ci le favoriser. Si le ciel sera encombré de nuages, aucune précipitation ni de vent ne sont attendus. Cerise sur le gâteau, la température devrait avoisiner les 11°C au lever du jour.
Quel que soit le degré de sa prouesse, le Viriati aura en tout cas mis tous les atouts de son côté, en particulier dans sa préparation oh combien rigoureuse et méthodique qu’il aura concocté absolument seul, digne d’un professionnel qu’il n’est pourtant pas. In fine, il juge cette prépa supérieure à celle de 2012 qui avait alors engendré son record personnel réalisé dans des conditions de course optimales. De quoi entrevoir le graal dans la ville lumière, d’autant plus que la météo devrait cette fois-ci être son alliée ! A condition de trouver la parade aux autres impondérables inhérents à un marathon…
Cette préparation, il nous la détaille maintenant en exclusivité pour notre site Web « TPS Infos ».

François Vanlaton

Allez champion, j’ai l’intime conviction que la prouesse sera au rendez-vous, de par ton talent bien sûr, mais également de par ton abnégation hors du commun, enfin de par l’immense soutien populaire dont tu bénéficies et qui n’a pas de prix. Soutien que t’apportent sans l’ombre d’une hésitation Laurent, moi-même et toute l’équipe de « TPS infos », qui se réjouissent parallèlement, et te remercient en même temps, du futur compte rendu que tu leur réserveras en exclusivité.

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QUAND SEBASTIEN CHARNAY NOUS CONTE SES 15 SEMAINES DE PREPARATION  :

Démarrée le 23 décembre 2013, ma préparation aura perduré 15 semaines, ce qui est sans doute l’unique erreur du programme que j’ai pourtant élaboré minutieusement. En effet, je pense que 12 ou 13 semaines au maximum auraient suffi, compte tenu du peu de repos séparant le Marathon de Toulouse (27 octobre) et le 10km de Vénissieux (18 novembre) à ma première séance d’entraînement, soit 5 petites semaines en tout et pour tout.
Pour refaire une santé au bonhomme, c’est quand même un peu juste ! L’entame, il faut l’avouer, a été éprouvants, très éprouvants même ! Cinq semaines, ça paraît long mais pour un organisme, c’est beaucoup trop court. Car n’oublions pas que j’avais 15 semaines intensives à récupérer, avec un grand nombre de km au compteur, un Championnat de France de semi-marathon, un autre de marathon, enfin un record sur 10 bornes.
Mais la reprise s’opère néanmoins sans prise de tête. A vrai dire, seules les jambes se laissent désirer. La première compétition surgit dès le 12 janvier avec les Championnats de l’Ain de cross-country qui furent laborieux. Dénué de la moindre sensation, je finis 3ème. N’empêche, l’épreuve aura eu au moins le mérite de me relancer.
Les semaines qui se succédèrent m’apportèrent davantage de sensations. Arrivé au milieu de cette préparation en galopant 140km par semaine, je décide alors de m’aligner sur le 10km de Saint-Priest, disputé le 14 février, pour jauger l’état de forme. A ma grande surprise, nonobstant la fatigue, j’arrive 2ème en 31’54, bonifiant ainsi de 25’’ mon temps référence sur ce parcours oh combien accidenté. D’excellent augure pour la suite !
Instantanément, je repars au charbon, parcourant 150km la semaine d’après. Le 22 février, j’étrenne le Tour des Lacs à Montrevel-en-Bresse que j’enlève aisément en doublant dans la même journée. La semaine suivante, j’enchaîne encore 150 bornes, effectuant en particulier ma deuxième sortie longue de plus de 30km, précisément 36,5km en 2h12. Indubitablement, il s’agit de ma plus belle séance depuis mes débuts en marathon ! Qu’on en juge : 16.6km/h de moyenne en 3x5000m sur piste à allure marathon, à raison de 16’30 par série. La forme arrive et cela me rassure !
Je décide ensuite de faire un peu de jus avant le 10km de Bourg-en-Bresse (8 mars) et le Semi-Marathon de Lisbonne (16 mars). En conséquence, je m’accorde un jour de pause. Dans la cité burgienne, je parviens à mener le train sur 7km, et ce en compagnie de l’Ethiopien Hailé Masha (Clermont Auvergne Athlétisme) et de Guy-Noël Rouania (Lyon Athlétisme). Au final, j’endosse le costume de dauphin en 31’01, soit 45’’ de mieux que mon temps référence sur ce même circuit qui, à l’image de Saint-Priest, n’est pas non plus propice à la performance, faux plats et multiples relances émaillant le tracé.
La semaine suivante, je m’astreins deux jours de repos afin de réaliser un grand coup à l’occasion du Semi de Lisbonne. Les jambes répondent bien, les sensations également. En revanche, une fois sur place, le soleil pique car la température s’emballe, grimpant à 25° ! Le départ est fixé à 10h30, soit 11h30 chez nous. La course s’annonce difficile ! 25 élitaires partent sur le quai car leur marque personnelle est sous le seuil des 1h05. Comme ce n’est pas mon cas, je m’élance du Pont du 25 avril en première ligne. Une fois celui-ci franchi en tête, je rejoins les cadors au bout de 3km mais ils sont déjà 300m devant. Je ferais donc la course seul de A à Z en 1h08’20. Dommage car la mécanique était parfaitement huilée ! Cependant, je n’éprouve pas trop de regrets car avec cette météo, mon temps étalon (1h07’42 aux France 2012 à Nancy) ne pouvait guère trembler. Je finis 27ème au scratch et 2ème senior chez les 35-40 ans. Je pense être alors au top à l’issue de cette 12ème semaine d’entraînement.
Sans récup, je remets le couvert pour les deux dernières grosses semaines, cavalant respectivement 150 puis 160km. Ultimes moments qui ont vraiment été redoutables physiquement parlant, avec le semi dans les pattes enchaîné par des séries telles 10x1000m en 3’00. Forcément, ça pique !
In fine, je n’ai pas de regrets, la tâche ayant été accomplie sérieusement et passionnément d’autant plus que je ressors de ces 15 semaines sans pépin physique, motivé comme jamais et prêt à donner le maximum ce dimanche. D’autre part, j’ai eu la divine surprise, durant ces 15 derniers jours consacrés à la récup, d’être tiré au sort en élite au Marathon de New-York.

L’après-Paris dans le viseur
La suite de ma saison, je l’ai déjà dans ma tête. En mai et en juin, je reviendrai aux bases avec un peu de piste sur 1500, 3000 et 5000m, plus une ou deux compétitions pour le plaisir. Début juillet, je tenterai les deux records de l’Ain détenus par Serge Rapy (1), en l’occurrence celui de l’heure sur piste (18482m en 1980) et celui du 20000m sur piste (1h05’08 à Louhans lors du meeting nocturne en 1977, année de ma naissance !)
Ensuite, je me reposerai trois semaines avant de m’entraîner trois autres semaines dans l’optique du Semi-Marathon International de Lille (6 septembre). Viendront alors les Championnats de France de Marathon à Metz Mirabelle (12 octobre) puis le Marathon de New-York (2 novembre). Je pense que ma saison s’arrêtera là. Avec peine, je ne pense pas pouvoir prétendre à bien courir le 10km de Vénissieux trois semaines plus tard. Mais bon, il faut savoir faire des choix dans notre vie sportive !

Sébastien Charnay

(1) Serge Rapy est aujourd’hui connu pour être un excellent correspondant pour la course à pied au sein du quotidien « Le Progrès ».

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ARTICLE DANS « VO2 RUN IN LIVE » :

Ci-dessous, vous trouverez l’article figurant sur le site Web « VO2 Run in Live », en date du lundi 31 mars 2014, et donnant largement la parole à Sébastien Charnay dans l’optique bien sûr du Marathon de Paris. Son auteur est Quentin Guillon.
http://www.vo2.fr/actualite/marathon-marathon-de-paris-2014-sebastien-charnay-veut-franchir-le-cap-des-2h20-31032014-8671.html

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REPERES :

– Date et lieu de naissance : 30 juin 1977 à Bourg-en-Bresse.
– Commune où il a grandi : Viriat, à 7,5km au nord de Bourg-en-Bresse.
– Commune de résidence : Viriat.
– Mensurations : 1m80 pour 68kg.
– Famille :
Marié avec Gladys.
Une fille : Eline ; un garçon : Naël.
Une sœur : Séverine.
– Profession : technicien de maintenance en 2 x 8 dans une entreprise agro-alimentaire (Marie, groupe LDC), située à Viriat, et ce depuis 1998.
– Structure : Pont-de-Vaux 01 Pulsion à compter de 1997.
– Sponsor : Run Alp Bourg-en-Bresse.

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LES NEUF MARATHONS CONCOURUS PAR SEBASTIEN CHARNAY :

2007 :
– 28 octobre à Toulouse : 4ème (4ème senior) en 2h29’13 (N3 à cette époque, aujourd’hui IR1).

2008 :
– 28 septembre à Genève : 5ème (2ème senior) en 2h22’23 (N2 à cette époque, aujourd’hui N3).

2009 :
– 5 avril à Paris : 36ème (30ème senior) en 2h23’21 (N3).

2010 :
– 18 avril à Annecy : 5ème (5ème senior) en 2h27’41 (N4).
– 26 septembre à Berlin : 26ème (8ème senior) en 2h24’10 (N4).

2011 :
– 25 septembre à Berlin : 37ème (21ème senior) en 2h22’09 (N3).

2012 :
– 18 mars à Kourou : 2ème (2ème senior) en 2h38’40 (IR3). Marathon disputé dans des conditions épouvantables (température à 35°, humidité à 95%).
– 4 novembre à Nice-Cannes (Championnats de France) : 4ème (4ème senior) en 2h20’56 (N3), record personnel.

2013 :
– 27 octobre à Toulouse (Championnats de France) : 3ème (3ème senior) en 2h23’13 (N3).

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PHOTO :
1557360_222010594656802_740338475_o22 février 2014, 7ème Tour des Lacs à Montrevel-en-Bresse.
En pleine préparation pour le Marathon de Paris, Sébastien Charnay l’emportera de manière éclatante à travers ce parcours de 8,8km, sillonnant le magnifique site de la Plaine Tonique qu’il étrennait.
Bouclant sa virée en 28’51, il devancera les deux sociétaires du Lons Athlétique Club que sont Yoann Seigneur, 2ème en 30’55, et Franck Poupon, 3ème en 31’30.
Comme à l’accoutumée, ce millésime aura été concocté de main de maître par l’association « Evasion Tonic », présidée par Alain Petit, ex-vététiste de renom, aujourd’hui féru de course nature.
Cliché de Serge Rapy (quotidien « Le Progrès »).

AFFICHE 2018 TPSBeb - L’AIN RETIENT SON SOUFFLE AVANT LA PRESTATION DE SEBASTIEN CHARNAY SUR LE MYTHIQUE MARATHON DE PARIS / 06-04-14
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